Forum RPG tiré de l'univers d'Hakuouki, Feodal Kyoto mêle Japon féodal et fantastique. Pour changer l'Histoire, les dieux envoient leurs élus de 2016 en 1863. Geisha, ninja, rônin du shinsengumi... Onis ou Humains... Réécrivez l'Histoire (NC -18)
 
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 Kohaku Harada

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Kohaku Harada
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Élu - Guerrière/Ronin
MessageSujet: Kohaku Harada   Lun 7 Nov - 19:40

Note préalable : ce personnage se nomme HARADA, en relation avec Sanosuke HARADA, mais aucun lien n'est imposé. En effet, Kohaku a un lien de parenté, mais pas immédiat, puisqu'elle descend d'un frère ou d'un cousin de Sano. Aussi, si quelqu'un devait incarner Sano et qu'il/elle ne veuille pas d'un lien avec mon perso, ça ne pose aucun souci ^^





Kohaku HARADA

Prénom : Kohaku
Nom de famille : Harada
Surnom(s) : Ko, Ember (en anglais dans le texte) en référence à la couleur de braise de ses cheveux, mais en jeu de sonorité avec son prénom qui veut dire « ambre », prononcé « amber » en anglais.
Âge : 19
Né(e) le :  2 février 1997, verseau
À : Tokyo
Origine : Japonaise
Résidence : Tokyo en 2016, une maison close à Shimabara en 1863
Situation familiale : En couple en 2016, célibataire en 1863
Groupe : Elu
Sous-groupe : guerrière/rônin


Compétences


- Corps à corps expert : Kohaku pratique la boxe thaï depuis une dizaine d'années et participe à des tournois de boxe illégaux
- Bagarre de rue maîtrise : se battre dans un espace étroit, avec des chaises, des pierres, des trucs qu'on trouve par terre
- Intimidation/comportement de racaille maîtrise  : venant d'un bout de femme, ça peut surprendre, mais c'est déjà la première étape du processus visant à froisser ton ego et à te pousser à agir ou à partir la queue entre les jambes
- Garde du corps initié : Kohaku a déjà travaillé comme garde du corps « junior » et a les bases de surveillance/protection
- Pole dancing/strip tease expert : là, c'est une pro, puisque c'est ainsi qu'elle gagnait sa vie en 2016. Compétences peu adaptées en 1863, mais sait-on jamais, elle peut lancer une mode !



Physique


Physiquement comme mentalement, Kohaku est contradiction mais simplicité. Si elle est jolie, elle a des côtés garçon manqué manifestes. Si elle sait bouger et aime se pomponner, elle a des manières de voyou. Il y indéniablement quelque chose de vulgaire chez elle. C'est une mauvaise graine, elle le sait et ne cherche même pas à le cacher. Pire, elle en est extrêmement fière et ira vous le mettre sous le nez.

La jeune femme se distingue par sa longue chevelure auburn, signe génétique de sa famille. Elle est très fière de sa crinière aux mèches retombant à mi-dos. Son père aimait à lui rappeler qu'elle était née avec une touffe de ce rouge-noir, preuve qu'elle était bien sa fille – ça le faisait rigoler, le bougre, et il ne réalisait pas à quel point ça blessait Ko' de savoir qu'il avait douté de sa femme, et donc de sa paternité. C'est ainsi qu'elle a hérité de son surnom d'Ember, qui est aussi son nom de scène. Ses cheveux ont la couleur des braises, du feu couvant sous la cendre, ne demandant qu'à être réveillé par un souffle.
Ses yeux ont aussi une caractéristique bien particulière : un vert-jade virant au doré quant la luminosité joue. Là encore, elle a hérité de son paternel. Ah, il n'y a pas à tortiller, Kohaku est bien la fille de son père. La jeune femme a le regard franc, audacieux, et même téméraire, inquisiteur, méprisant. Ce n'est pas qui ira battre des cils et jouer la vierge effarouchée, sauf si c'est dans le cadre de son boulot. Mais ce rôle là n'est généralement pas le sien ; elle, elle est la pulpeuse, sulfureuse rouquine qui n'hésite pourtant pas à se salir les mains, et qui aime presque ça.
Car niveau plastique, Kohaku est femme, et jusqu'au bout des ongles. Jolie poitrine bombée, hanches pleines, jambes fuselées par la danse et la boxe, ventre plat aux abdominaux légèrement dessinés, elle a une plastique très attrayante. 1M65 pour 50 kgs, elle est bien proportionnée. Son visage est beaucoup plus classique, et elle se sert de beaucoup de maquillage pour ce qu'elle pense être s'embellir. Sans son eye-liner et son rouge à lèvres tartinés à outrance, Ko' est beaucoup moins sûre d'elle en tant que femme, et c'est à ce moment que le côté « racaille » s'exprime.
Car chez elle, la politesse, le sourire, tout n'est qu'un fin vernis qui s'écaille rapidement. Elle est de feu et d'acier, et ce n'est pas elle qui sera la timide jeune femme. Non, elle jure comme un charretier, et quand elle n'a pas des talons d'une hauteur vertigineuse, marche comme un camionneur. En cas de bagarre, elle est la première à invectiver les participants, et pas la dernière à en devenir une si nécessaire – ou pas d'ailleurs.
Elle sera donc soit très apprêtée, mais avec une grossièreté de bas quartier (vêtements trop courts, trop moulants, bijoux bling-bling, maquillage appuyé, chaussures à talons, parfum capiteux), soit très urban street, avec des phalanges encroûtées, une lèvre fendue, des lourdes chaussures pour faire mal et un pull en capuche pour cacher tout ce qui ne se montre pas, aux ennemis comme à la police.

En 1863, elle oscille toujours autant. Lorsqu'elle officie en tant que garde-du-corps/videur pour les maisons closes qui l'engagent, elle vêt une tenue de guerrière noire, très simple. Par contre, dès qu'elle peut, elle s'habille des beaux kimonos et se laisse maquiller par les courtisanes, qui s'amusent de transformer le mouton teigneux en biche pleine de dignité. Ko' est la première à se soumettre et à adorer devenir à son tour une courtisane. Par contre, elle rechigne à devoir s'envelopper des couches de petits coussins pour masquer ses courbes : en effet, un kimono demande une silhouette droite, et là, Kohaku n'est pas conforme aux canons de beauté locaux.
Cependant, malgré tout le talent des prostituées, Ember n'a pas leur éducation. Au bout du compte, elle ne fait qu'illusion : elle ne sait ni chanter, ni danser et se comporte à peine mieux que le plus terrible des rônins. Si elle peut passer pour une courtisane de haut niveau lorsqu'elle reste assise silencieuse, dès qu'elle bouge ou ouvre la bouche, on voit bien qu'elle est comme un singe déguisé. Une part d'elle souhaiterait devenir aussi gracieuse que ses nouvelles amies, mais l'autre part, la plus grande, trouve leurs simagrées énervants, et réducteurs pour la femme. Car Kohaku est une féministe, mais plus encore...


Caractère

… elle aime choquer.
C'est une de ces jeunes femme modernes qui sont en manque de repères, dans un monde d'hommes et de violence, et que ne savent comment s'affirmer. Par défaut, elle a fait sien les codes des autres, des boss, des hommes. Elle ne revendique sa féminité que pour s'en servir, la retourner contre autrui. Sinon, elle cherchera à la dissimuler. Ce n'est que dans l'intimité qu'elle se montrera câline et sincère, oscillant tout de même entre feu ardant et luciole papillonnante qu'il faut capturer.
Aussi, à défaut de tout autre chose, se faire remarquer équivaut à un succès. Qu'importe qu'on la traite de « p*te » ou de gangster – ce qu'elle est de toutes les façons (gangster, pas p*te. Elle est juste strip-teaseuse) – elle préfère qu'on se souvienne d'elle négativement que pas du tout. D'ailleurs, elle aime voir la peur dans les yeux de ses victimes. Car Kohaku n'hésite pas à frapper plus faible que soit, ou même plus fort, jusqu'à ce qu'il devienne plus faible. La loi du plus fort, voilà la seule chose concrète en ce monde. S'affirmer à travers la crainte de l'autre reste encore le meilleur moyen pour la jeune femme de se sentir vue, et réelle. Elle est indépendante, et cherche toujours à prouver qu’elle sait se débrouiller toute seule… même si personne ne le conteste. Ce trait de caractère peut parfois la rendre agressive.

Née et ayant grandi dans les bas fonds de Tokyo, Kohaku n'est pas une jeune femme ordinaire. A 19 ans, elle n'est plus une enfant, loin de là. Elle fait déjà partie d'un gang de yakusa, et si elle n'a jamais tué – et espère jamais n'avoir à le faire – elle sait ce qu'est la violence. Elle jette un regard désabusé sur la société moderne qu'elle trouve pervertie. Comme tous les yakusas, elle pense être une samouraï des temps modernes, vivant en plaçant son honneur, et surtout celui de son clan, avant tout. Elle ne supportera pas la moindre provocation, et presque tout regard de côté sera pris comme tel.

Belliqueuse, agressive, vulgaire et impertinente, Ko' est têtue comme une mule, mais tout aussi loyale. Éduquée à minima – elle a laissé tombé les cours après le collège – elle n'a aucune créativité, aucune sensibilité. Incapable de penser par elle-même, la jeune femme se contente de suivre la lignée imposée par son gang, et ne cherche même pas à se poser de questions. Le bonheur, il est dans les bras de son petit ami Ryoma, un yakusa comme elle. Quel peut être leur avenir, elle n'en a aucune idée. Tout dépend de ce que le boss ordonnera.

Et c'est là que toutes les contradictions de Kohaku se cristallise. Elle suit aveuglement les ordres du Boss, et pense être une samouraï, mais dans le même temps, crache sur tout ce qu'ils étaient, en terme de preux chevaliers venant sauver la veuve et l'orphelin. Ko' est une individualiste née. Elle veut bien se sacrifier pour le gang, mais uniquement si le gang commence par lui apporter de quoi être heureuse. Etant donné qu'elle est bassement matérialiste et qu'elle manque d'éducation, mais pas d'ambition, on voit rapidement quelle image du bonheur elle se fait : la jet set people à outrance.
Cynique, la jeune femme est tiraillée entre être féministe et suivre le code. Ainsi a-t-elle fini par forger sa propre moral, son propre code d'honneur. Elle se plaît n'a jamais eu à choisir: son corps, et son cœur. Ce qu'elle fait par devoir, ce qu'elle fait par envie. Pour elle, c'est la même chose. Si elle ne veut pas, elle ne fait pas. Elle ne se rend pas compte à quel point cette attitude peut lui coûter la vie. Mais c'est exactement pour cette attitude qu'elle fait partie d'un gang : car elle n'a pas peur de défendre son bifteck, et les boss ont été sensibles à sa niaque, cette « ambition ».
Kohaku ment, vole et séduit, usant de son corps pour arriver à ses fins si nécessaire, sans pour autant se sentir sale ou réduire à moins. Elle adore osciller des hanches, pour faire naître le désir dans sa proie, pour mieux le repousser une fois qu'elle a obtenu ce qu'elle voulait. Pétillante de vie, la strip-tease n'a aucune pudeur, aucun sens de l’intimité, des barrières et de l'a-propos. Elle est incapable de cacher ses traits les plus noires, comme un amour de l'argent assez mal venu. Kohaku ferait à peu près n'importe quoi pour un paquet de billets, tant que cela ne va pas à l'encontre de son éthique personnelle. Vénale oui. Radine, peut-être. Tout dépend de la cause. Elle donne pour ses amis, pour sa famille, le gang, et les femmes en perdition. Ah, et les animaux. Le reste du monde peut aller se faire voir.



Histoire


Pendant un instant, j'ai senti comme mon âme s'envoler. J'étais étrangère à mon corps. Puis les hurlements de la foule ont explosé à mes oreilles et ce fut plus par instinct ou par acquis né d'une longue pratique que j'évitai le coup de mon ennemie. La sale sournoise ! Elle avait voulu profité qu'elle m'avait sonnée pour me mettre au tapis. Bon, j'aurais fait pareil à sa place, mais c'était vraiment un coup bas que de viser mon genou. Et elle et moi faisons de la boxe thaï, donc question coup bas, on n'est pas des références. C'est ce qui me plaît dans ce sport d'ailleurs : tout est permis. La seule règle : faire le maximum de dégâts en un minimum de temps, en s'en prenant le moins possible.
J'avais presque perdu l'équilibre en voulant m'échapper et l'autre me colla, presque comme une ombre. Mais où est-ce que Padre est allé la chercher, celle-ci ? Tenace, un vrai roquet. Et vu sa tronche, ce n'est pas une amatrice. Elle s'est pris suffisamment de coups pour qu'elle soit une pub vivante pour les BTP. Vous savez, les slogans « démolition en tout genre » ou « opération Ripolin peint tout tout bien ». Pff, même avec le tube entier de fond de teint, je ne pourrais masquer les marques qu'elle se paie. Elle, par contre me sous-estimait. Je sais ce qu'elle avait vu en me voyant : une bimbo avec son short ultra court et ses longs cheveux roux. Une qui se croit capable de, mais qui n'est que du flan. Hé, Face de Morue, le fait que je ne sois pas esquintée comme toi ne veut pas dire que je sois nulle. Bien au contraire. Ça prouve que je suis THAT good.

Je serre la mâchoire en secouant la tête pour chasser les dernières taches devant mes yeux et j'attaque. Je ne suis pas la plus forte, ni la plus rapide. J'ai juste ce qu'il faut de force et de rapidité pour faire de moi une combattante complète. J'aurais pu être moyenne, mais voilà, j'étais that good. Championne incontestée de ma catégorie des catacombes de Tokyo. La reine des rings de la nuit et surtout des bas-fonds. Le feu follet, qu'ils m'ont appelée. Onibi... car je donnais parfois l'impression de flotter. Si je ne suis ni particulièrement forte ou rapide, je suis agile. Des années de danse qui ont fini par payer. Ma pauvre mère doit se retourner dans sa tombe tiens. Mais qu'avait-elle eu à espérer quelque chose de moi ? Fille de yakuza, c'était sûr que j'allais mal tourner. En tous les cas, ce n'était pas elle qui allait me protéger ou m'empêcher de quoi que ce soit. Elle, elle était faible. Physiquement, et surtout mentalement. Je sais qu'elle est morte de maladie, mais au fond de moi, je me dis que c'était vraiment une course à qui arriverait le premier, entre le cancer et le suicide.

Je riposte. Paf dans ta face. J'enchaîne avec la même technique au genou, mais moi, je connecte. J'suis pas ce genre de nana qui fait croire que. Sauf si je suis sur mon dance pole, mais là, c'est strictly business. Quand je danse sur le podium, j'arrive à faire croire à chacun des mecs qui me reluque que j'adore ça, que de sentir leurs regards lubriques et avinés sur ma peau. Et que de tous les regards, c'est le leur, juste à lui, juste à chacun d'entre eux, que je préfère. Quelque part, je prends mon pied, mais c'est surtout l'extase de la musique. Peut-être aussi de savoir que j'ai un tel ascendant sur eux. J'ai entendu dire que certaines filles des meilleures boites se font payer pour se faire lécher les orteils. Ça, c'est un peu mon rêve. Enfin non. Laissez mes pieds tranquilles. Mais vous voyez l'idée.

Le combat est fini. On a échangé encore quelques passes, et je devais reconnaître que Face de Morue avait la niaque. Mais face à moi, elle n'avait aucune chance. La boxe, ce n'est pas un loisir pour moi. Ce n'est même pas mon boulot, bien que j'arrondisse mes fins de mois avec ce que Padre me lâche – comme s'il ne s'en foutait pas plein les fouilles avec les paris illégaux. Je sais qu'il détourne une partie de ce qu'il donne au Boss. Son problème, pas le mien. Aller le dénoncer serait malvenu. Je dois beaucoup à Padre et la loyauté, c'est ce qu'il y a de plus précieux dans la mafia. Bon, si le Boss devait s'intéresser à la question, je serai la première à pointer du doigt en direction du vieux cassé qui m'a tout appris. L'instinct de survie, c'est ce qu'il y a de plus précieux chez un yakuza. Ou dans mon cas, une yakuza. Non, la boxe, c'est ma vie, c'est mon exutoire. Ce n'est pas un loisir, un sport. C'est l'expression de tout ce que je suis et ne suis pas. C'est sur un ring que je me sens vivante, et que je sais que je donne le meilleur de moi-même.

Je descends du ring et je vois Ryôma du coin de l’œil en train de négocier avec Padre. On veut se faire faire notre premier tatouage, car depuis quelques semaines, on a été accepté dans les rangs de la bande. On est des péquins, des trouffions, des rigolos en bas de l'échelle. Lui et moi en avons conscience. Mais vaut mieux être le dernier des gagnants que le premier des perdants. Pour cela, il faut de la thune, et Padre va nous lâcher quelques billets supplémentaires. On fait ça pour nous, mais surtout, pour la famille. Aussi, se faire incruster un motif commun, aux couleurs du gang, serait prouver qu'on a carrément choisi notre camp. Qu'on n'est pas arrivé là par hasard.

Dans mon cas, c'était peut-être plus une erreur d'aiguillage, ceci dit. Mon vieux, du temps où il arrivait encore à ouvrir son clapet pour ne pas dire que des conneries, m'avait confié que dans notre famille, il y avait un rônin plus ou moins célèbre qui avait botté le cul à ses péd*les de loyalistes à la con du temps de la chute du shogun. Pa' adorait l'Empereur, n'empêche qu'il n'y a pas si longtemps, on avait un shogun, et c'était lui le chef. Et chez Pa', on ne transige pas avec la loyauté. Si le chef, c'est X, alors on obéit à X. On ne va pas faire des manœuvres douteuses pour mettre Y sur le trône. A la rigueur, on fait une belle déclaration de duel en bonne et due forme, on se met sur la gueule et le gagnant rafle tout. Aussi, il aimait bien rappeler son X fois arrière grand oncle, ou cousin, avait un type qui avait eu des couilles, et des principes. Perso, je m'en bats les roubignoles, et comme je n'en ai pas, je vous laisse imaginer l'effet que ça me fait.
Tout ça pour dire qu'il prétextait qu'on avait dans le sang l'honneur des vrais samouraïs. J'sais pas vous, mais l'honneur, ça nourrit point sa femme. C'est comme ça, je dis, que le cancer a tué si rapidement Maman. Elle était juste trop faible pour se battre. Et puis je crois qu'elle n'avait pas envie. Elle avait épousé mon père pour une raison qui m'échappe. Par rébellion, sûrement. Peut-être parce qu'il devait pas être moche, le Vieux, et qu'elle s'est faite bêtement troussée. Ceci dit, le couillon dans l'histoire, c'est mon père. Pourquoi a-t-il épousé la dinde qu'était ma mère ? Ah oui, l'honneur des samouraïs.
Car voyez-vous, les yakuzas d'aujourd'hui se targuent d'être les samouraïs des temps modernes ; les héritiers du bushidô, les derniers à suivre un code d'honneur. Vu que je pratique la boxe thaï, autant vous dire que je me sens vachement concernée par l'honneur, tiens. C'te bonne blague.

Je me suis douchée et changée. Un pantalon de cuir ultra moulant qu'on pourrait le croire cousu sur moi, des bottes à plateforme de style militaire et un petit haut en sorte de satin presque transparent. Et bien sûr, mon cuir. C'est Ryôma qui me l'a offert, pour quand je suis derrière lui sur sa moto. Il y a son symbole et la marque du gang. Ce cuir, c'est mon armure à moi. Quiconque a un brin d'intelligence ne vient pas me chercher des noises quand je le porte. Car non seulement il veut dire que je sors avec un yakuza, et c'est connu, un yakuza ne sort jamais seul, mais en plus, ça veut dire que je fais partie du gang. J'suis pas une poule moi. Les poules, ça n'a pas de cuir. Ça a des porte-jartelles et un abonnement à la clinique d'avortement. Moi, c'est une carte de fidélité au recouseur du coin. La boxe c'est bien, mais quand je prends, je prends cher.
Heureusement que je suis une pro du maquillage. Ça, c'est le Vice-Versa et les filles. Elles m'ont tout appris. Faut dire que j'ai grandi dans leurs pattes. A six ans déjà, j'étais chez elles, parce que mon Vieux y était fourré. La mort de ma mère, il l'a assez mal vécue. Faut croire qu'il l'aimait, après tout. Du coup, il passait son temps libre à mirer les filles tortiller du trouffion et de temps en temps, montait rendre visite à l'une d'elles. Le Vice-Versa, c'n'est pas censé être un bordel, mais dans les faits... Et mon père, racaille dans le gang était un maquereau. C'est lui qui plaçait les filles sur les trottoirs et qui veillait sur elles. En retour, elles me servaient de nounous. Autant dire qu'à dix ans, quand le Vieux s'est fait dessouder pour une question de fellation trop coûteuse, je n'avais plus beaucoup d'innocence en moi, et encore moins d'illusion. Rooh, n'allez pas croire. J'suis restée vierge jusqu'à mes quinze ans. Mais je savais déjà tout de l'anatomie masculine, du coït et des positions du kamasutra. J'étais trop jeune pour être mise sur le marché, alors j’officiais comme femme de ménage, bonne, servante. Vous appelez ça comme vous voulez. Je vidais les cendriers, et sortais les poubelles et nettoyais les sols. Je faisais la lessive et préparais le café du petit-déj de midi. A côté de ça, je savais marcher en talons dès mes douze ans et j'étais capable de me mettre du mascara d'une seule main sans miroir peu de temps après ça.

Ryôma m'a amenée manger un bout et boire une bière pour fêter ma victoire. Ça y est, on peut se payer le tatouage. Il a obtenu une avance sur mes prochains bénéfices. Padre est peut-être un sale con, mais c'est un chic type. Et je crois qu'il aime bien me reluquer quand je me change dans les vestiaires. Il croit que je ne suis pas au courant. Perso, tant que c'est que des yeux, j'm'en fous. Je finis toujours top-less au Vice, alors ça ne me change pas beaucoup.
Purée, mais ce mec me regarde d'un sale œil. Il me méprise. Il pense que je suis une fille perdue. S'il savait que dans ma vie, je n'ai eu que 3 amants, je crois qu'il ne le croirait pas. Tetsu, c'était le délégué de la classe. C'était le jour de la remise des diplômes du collège. Je savais déjà que j'allais arrêter mes études à ce moment, et que mon avenir allait sûrement se résumer au Vice. Alors j'ai décidé de ne pas me faire avoir, et je me suis accordée un « beau » souvenir. Oui, je sais ce que vous allez me dire. Se faire sauter dans le gymnase par un mec qui n'avait pas grande opinion de vous, ce n'est pas ce que vous appelleriez un beau souvenir. Vous savez quoi ? J'en ai rien à battre, de votre avis. C'était déjà mieux que se faire tringler par un client. Et Tetsu, il était beau. Con, mais beau. Ryôma lui a bombé la tronche trois jours plus tard et lui a piqué portable et scooter. A l'époque, il avait déjà les yeux sur moi, et il n'avait pas apprécié. Mon second amant fut mon premier copain. Takumi, un gars de la bande plus âgé que moi de dix ans. Ce n'était pas le plus beau, mais il avait les neurones bien alignés. Entre nous, c'était plus un deal qu'autre chose. Je l'envoyais au septième ciel régulièrement et il pouvait parader avec moi à son bras, tandis que moi, j'étais sortie du Vice et de son arrière-boutique. Oh, j'y dansais toujours, mais c'était tout. Pas de premier étage pour moi, si vous voyez ce que je veux dire. C'est lui qui m'a introduite auprès du Boss. C'est comme ça que je suis devenue un homme de main. Enfin, femme de main. Bouarf, je ne sais pas trop. J'étais là surtout pour porter des messages ou des colis.

Le mec me reluque toujours et Ryôma s'excite. Je le connais : quand il est dans cet état, il est irrécupérable. Les gars se lèvent et prennent le mec à parti. Je suis le mouvement, et une fois qu'ils se sont occupés de lui, je vide méthodiquement ses poches. Pff, il ne pouvait même se payer une « private dance », avec le contenu de son porte-feuille. Je me contente de lui écraser les phalanges et nous repartons. Je commence à sentir la fatigue du combat, mais je ne dormirai que plus tard. Là, Ryôma est toujours aussi ardent, et c'est l'heure de la troisième mi-temps, si vous voyez ce que je veux dire. Parfois, le fait de se battre ou de défoncer une voiture ou une vitrine à coup de battes de base-ball lui suffit. Pas ce soir. Ce soir, j'enchaîne les trois « 8 » : boulot, boxe, baise.
Sauf que Ryôma, je l'aime, et c'est plus que du sexe. Bah, on n'est pas des grands romantiques à se faire des mamours en se regardant dans le blanc de l'oeil. Ah non. J'aime mes hommes virils et actifs. Monsieur Serenade et Poème peut aller se rhabiller. Shakespeare et moi, on n'est pas potes.

C'est marrant, mais cette nuit, j'ai rêvé de Takumi. Ça m'arrive de temps à autre. Je crois qu'en fait, je reste blessée par le fait qu'il se soit évaporé du jour au lendemain, comme ça, sans me donner de news ou d'avertissement. Pendant longtemps, j'ai cru que le gang lui était tombé dessus. Mais on m'a confirmé que ce n'était pas ça. Takumi n'était pas sur les petites listes noires du boss. J'ai donc le choix : soit il est mort par la main d'un autre gang, et son cadavre pourrit dans la baie de Tokyo, soit il a fini par craquer, et il s'est juste barré. Et là, je ne le reverrai plus jamais. Il était intelligent, le gars. Il sait que revenir au Japon, après avoir abandonné le gang, c'est signer son arrêt de mort. Quelque part, je ne sais pas si je préfère qu'il soit mort, ou heureux ailleurs dans le monde sans moi.

Ryôma est parti. Le chef est venu le chercher. Un truc à faire. Moi, je n'étais pas conviée mais les ordres sont tombés peu de temps après. Je devais rejoindre l'Hôtel de l'Ibis Pourpre pour assurer la protection de Madame. Madame, c'est la Reine-Mère. La génitrice du Boss. Et son titre, ce n'est pas qu'un titre. Elle a commencé sur les rues, avant de passer maquerelle. Pendant des années, elle a géré le bordel le plus couru de tout Tokyo. C'était du chic, du véritable brocard en teinture et du champagne dans les coupes. Elle avait les plus jolies filles, et quand on parlait d'une Madame, on parlait forcément d'elle. Elle s'en est mis plein les poches. Puis elle a épousé le père du Boss et ensemble, ils ont fait du gang l'un des premiers de la capitale. Tout ce qui est trafic sexuel, ça passe par nous. Les putes, les bordels, les peep-show, les sex shops, les escorts... c'est nous. Du plus sélect au plus crasseux. Les maîtresses des grands politiques ? C'est nous. Les filles pour les orgies d'étudiants des grandes facs où se rendent messieurs leurs fils ? C'est nous.
Madame, elle reste une figure. Elle ne gère plus rien, mais quand elle l'ouvre, on la ferme. Assurer sa protection, c'est un honneur, mais c'est aussi une sacrée responsabilité. Si quelque chose devait lui arriver quand c'est toi qui est derrière elle, je peux te dire que tu ne vis pas assez longtemps pour t'expliquer.
Parce qu'ils sont riches, Madame et le Boss se sont rachetés une conscience. Du coup, j'ai cette « chance » d'accompagner Madame à un gala de charité. Pour les filles et l'éducation. J'en ricane dans mon fort intérieur. Hé, news flash les pétasses. Même avec votre bac +18, vous serez toujours déconsidérées. A quoi ça sert de vouloir lutter de front contre ça. De toutes les façons, à quoi ça sert, l'éducation ? J'n'ai pas mon bac, et j'm'en sors très bien.

Madame me regarde. Elle ne m'aime pas. Il a suffit d'un coup d'oeil sur moi pour avoir pris une décision, et visiblement, la mauvaise à mon encontre. Aïe. Ça sentait le boudin. Elle m'attrape alors les cheveux que j'ai en queue de cheval haute – c'est plus pratique pour bouger – pour me tordre le cou. Je ne sais pas ce qu'elle voulait : me faire mal, m'humilier, ou réellement voir quelque chose sur ma tronche.
- « Tu es jolie, mais tu ne vaux pas mieux qu'une dinde. »
Pourtant, j'avais fait super attention à mon maquillage. Digne des meilleures soirées du Vice. Et ma robe était on ne peut plus convenable. J'avais l'impression d'être une nonne. J'n'avais jamais porté autant de tissu, mais Madame trouve que c'est encore trop peu, et que le décolleté fait pute et que j'étais idiote si je pensais que cette robe était à ma taille. A l'en croire, il aurait fallu deux tailles au-dessus et encore, le modèle resterait d'une coupe atroce. Mais je t'emmerde, la vieille ! On t'en pose des questions ? J'suis là pour assurer que la peau de ton cul fripé reste sur tes os. Que je fasse ça en smoking ou avec une plume dans le cul, qu'est-ce que tu t'en fous !?

Ah, elle fait moins la maligne, la Madame. J'ai rétamé son attaquant en deux secondes. Comme quoi, la fente de ma robe est impudique, mais quand il s'agit de monter la gambette, ben, c'est pratique. Et oui, on a vu ma culotte. C'est un super string en dentelles, avec un petit nœud derrière. Il m'a coûté 30 euros, le machin ! C'est un de mes plus jolis ! Et ça prouve que j'en ai une, de culotte. On ne peut pas en dire autant de certaines.
Madame renifle toujours quand elle me voit, mais au moins, elle ferme sa gueule.

Ce soir là, je suis à la loge du Vice en train de me préparer. J'étais arrivée un peu en avance pour éviter la pluie qui tombe. L'humidité, c'est mauvais pour les cheveux... J'ai déjà passé ma « tenue » du soir : un ensemble  bikini doré à paillettes laminées. Des escarpins à plateforme dans les mêmes tons n'attendent plus qu'à être enfilés. J'étais carrément sensasse, et je savais que j'allais me faire un tas de billets. J'avais déjà fait la première couche de make-up, et pour changer, j'étais en train de me faire le vernis des doigts de pieds.
Et d'un coup, boum, je me retrouve dans une sorte de brouillard, à la Harry Potter quand il fait son mauvais trip à la platerforme ¾. Si, j'vous jure. Sauf qu'à la place de Dumbledore, c'est un plutôt beau mec qui se pointe. Il doit être gay, le mec, car par un instant, il ne m'a regardé. Vous savez, regardé, dans ce sens là ; pourtant, j'étais à « ça » d'être à poil devant lui. Et voilà pas qu'il m'explique qu'il va m'envoyer dans le passé en 1863. Nan, mais ça va pas ? Qu'est-ce que tu veux que j'y foute, dans ton passé ?

Ben voilà.
Ah ça, j'ai l'air fin.
En plus, il pleut.
J'veux dire, quitte à me téléporter dans le temps, tu pourrais au moins choisir un jour où il ne flotte pas à verses ! Et ça se dit Dieu ? Pff, des mandales qui se perdent, j'vous jure.
Il m'a tout de même fourni un kimono et un sabre, le Dieu. Et c'est moi qu'on traite de radine après.

Bon, je suis assez démerde, comme fille. Ce n'est pas moi qui vais tomber par terre en pleurnichant. Ça fait maintenant quelques mois que j'ai fait mon trou à Shimabara. Le quartier chaud de la capitale. J'ai prouvé que je savais défendre les filles de clients lourdaux, et les filles préfèrent avoir une nana avec elle, plutôt qu'un type tout aussi pervers. D'artiste de pole-dance/strip-teaseuse, à videur, pour moi, c'était un gain ! La seule chose qui change vraiment est ce tatouage que j'ai sur l'aine gauche. J'espère que ça va s'en aller, cette marque. C'est moche. Et ça va clasher avec le motif que j'ai en tête.


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Kohaku Harada
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Élu - Guerrière/Ronin
MessageSujet: Re: Kohaku Harada   Lun 7 Nov - 19:42

Double post, mais pour la bonne cause: ma fiche est prête pour la modération/validation.

Merci merci ^^
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Hanako Kuroyuri
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Métis - Yukimura - Bien-être
MessageSujet: Re: Kohaku Harada   Lun 7 Nov - 19:53

héhé, re bienvenue avec ce nouveau super personnage ♥
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Akihiko Murakami
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Élu - Shinobi - Shinsengumi
MessageSujet: Re: Kohaku Harada   Mar 8 Nov - 9:32


Félicitation Kohaku !
Félicitations! Tu as complété ta fiche personnage avec brio! Je crois que je n'ai jamais autant ri en lisant une fiche. Voilà bien un personnage qui va carrément dénoter dans le décor. Ca promet d'autres séances de bidonnage, j'en suis sûr. Et puis pour ce qui est de choquer, vu l'époque, il n'y a pas de doute Kahaku sera la plus heureuse des femmes... Je serais curieux de voir les deux Harada se croiser, tien... Par contre, il y a quelques petites fautes d'inattention, elles sont pas énorme et ne font pas pleurer, donc, je laisse passer, n'oublie juste pas de te relire quand tu rp et ce sera bon pour moi. Bon allez, je ne fais pas durer le suspens plus longtemps, tu peux aller jouer dans le monde de Feodal Kyoto. Tu as été ajouté au groupe des Élus, mais n'oublie pas de bien recenser ton avatar! Tu peux aussi chercher des relations en créant ta fiche de liens ici, demander un logement dans cette section et faire une demande RP en créant un sujet ici qui te suivra tout au long de l'aventure !

Si tu as la moindre question, tu sais où me trouver ^^

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MessageSujet: Re: Kohaku Harada   

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Kohaku Harada
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