Forum RPG tiré de l'univers d'Hakuouki, Feodal Kyoto mêle Japon féodal et fantastique. Pour changer l'Histoire, les dieux envoient leurs élus de 2016 en 1863. Geisha, ninja, rônin du shinsengumi... Onis ou Humains... Réécrivez l'Histoire (NC -18)
 
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 On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser. [Sôji]

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Kohaku Harada
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Élu - Guerrière/Ronin
MessageSujet: On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser. [Sôji]   Ven 16 Déc - 12:19


La nuit était avancée. On était même plus près de l'aube que de la tombée de la nuit et l'ambiance festive de Shimabara commençait à retomber. Elle qui battait à pleins tambours encore une heure de ça revenait à une attitude moins sauvage. La belle se frottait les yeux, baillait et titubait sur le chemin du retour. Les restaurants, les salles de jeu et les maisons-closes commençaient à pousser les honorables clients vers la sortie, faisant déjà l'inventaire et le ménage dans les salles vides.
Il n'en était pas autrement à Usagi. La Maison du Lapin – symbole de fertilité et de plaisir qui allait bien à un bordel, bien que le nom fut une référence à la première grande « dame » du lieu, Usagi-chan, qui avait mis du cœur à l'ouvrage pendant des années pour construire la réputation de l'établissement – faisait ses comptes.

- « J'ai viré le client de Aya-chan. » Kohaku se présenta devant la matrone qui griffonnait de pattes de mouches son registre. Boulier à la main, Okâ-san ne perdait jamais le nord. Aussi la rousse n'attendit pas pour lâcher la poignée de pièces qu'elle avait à la main : elle s'était servi dans la poche de l'infortuné soûlard qui avait tenté d'abuser de l'hospitalité de la maison.
- « Bien. Le compte est bon... » La maîtresse de maison recompta les pièces d'un coup d'oeil et empocha le tout, en un geste qui prit peut-être deux secondes. Toute frippée qu'elle était Okâ-san n'était pas une pauvre petite chose sans défense. « Va donc faire le ménage dans la salle verte en haut. Un groupe d'hommes, qui me doit une petite somme. Entre le saké, la nourriture et les filles.... » Le chiffre indiqué sur le papier tira un sifflement à la guerrière. Ce n'était pas extraordinaire, mais l'addition était salée pour qui n'avait pas un minimum de manière.
- « Pas de problème, vous pouvez compter sur moi. »

La patronne ne rajouta pas. Elle savait que Kohaku avait toujours réussi à récupérer la somme due, en espèce trébuchante ou en biens. La rousse n'hésitait pas à confisquer bijoux et objets de valeur aux mauvais payeurs. Soit en gage, le temps que ces derniers s’acquittassent de leur dette – dans la journée -  soit pour complètement de paiement. Le prêteur sur gages du quartier avait une très bonne relation commerciale avec Usagi, et à ce titre, bénéficiait de quelques ristournes lorsqu'il venait.

- « Excusez-moi. » Kohaku s'annonça mais n'étant pas une servante ou une yûjo, elle ne s'était pas agenouillée derrière la porte. La rousse ne se prêtait pas à ce genre de simagrées.
La salle verte était une salle de réception pouvait accommoder jusqu'à dix personnes. En l’occurrence, elle abritait quatre personnes ; trois d'entre elles gisaient au sol, et par en juger à l'odeur acre d'alcool rance flottant dans l'air, elles ne dormaient pas du sommeil du juste. La dernière était appuyée contre la paroi et dodelinait un peu de la tête. C'est donc à cet homme que la videuse s'adressant, poliment, mais fermement.
« Nous allons fermer, cher client. Je vous invite à rassembler vos affaires et à vous rapprocher de Okâ-san pour le paiement. Si vous avez besoin d'aide pour accompagner vos amis jusqu'à la porte, je me tiens à votre disposition. » Elle inclina brièvement la tête, alors qu'elle surplombait l'occupant, le signifiant ainsi que le décollage devait être imminent.
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Soji Okita
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Japonais - Shinsengumi - Cpt1ère division
MessageSujet: Re: On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser. [Sôji]   Lun 19 Déc - 22:46


Dire qu’il n’a pas un certain faible pour l’alcool, c’est mentir. En revanche, en ce qui concerne les maisons closes, c’est une toute autre histoire. Ces lieux-là, Soji n’a pas l’habitude de les fréquenter. Il ne lui viendrait jamais à l’esprit de s’y rendre seul ou de proposer ces endroits à des compagnons. Preuve en est. Ce soir-là, il n’a d’autre choix que de se laisser guider par ceux qui choisissent la destination : le trio infernal du Shinsengumi, les trois Capitaines qui ne sont quasiment jamais les uns sans les autres. Soji le sait bien pourtant, que toutes propositions venant d’eux sont particulièrement louches. Seulement, il décide de se prendre au jeu. Et c’est comme ça qu’il se retrouve à Usagi, maison close de Shimabara.
Au début, il n’y a pas grand-chose à redire. Ils sont tous les quatre dans une grande salle qu’ils ont réservée. Aucun autre client n’est donc là pour les déranger et ils ne manquent de rien. Boisson, nourriture et mêmes les filles… Ils n’ont qu’à demander et ils sont servis. Ce soir, ils sont un peu comme des rois. Et si les trois autres Capitaines se laissent plus aisément tenter par tous les services proposés, incluant les femmes… Soji, quant à lui, reste un peu plus sur la réserve. Il boit, il mange… Il touche des filles, certes. Cependant, il veille à ne pas aller beaucoup plus loin que cela. Et autant dire que ça lui convient. Surtout que ça ne l’empêche pas de se faire plaisir, malgré tout. En effet, il se laisse bien plus volontiers attirer par la boisson. Ce qui n’échappe évidemment pas à ses compagnons du soir, qui en profitent pour lui proposer un jeu. A base d’alcool, forcément. Qui va tenir le plus longtemps ? C’est la grande question qui se pose. Leur petite partie dure facilement une bonne partie du reste de la nuit… Avant que les membres du trio ne finissent par s’écrouler au sol, un à un. Ils ne font pas un coma mais ils sont… Endormis. Achevés par le saké. Et surtout, ils sont complètement saouls. Soji ne fait pas exception, dans le sens où il n’est clairement plus très sobre. Mais il parvient encore à tenir debout, tant bien que mal. Il parvient toutefois à se diriger vers la paroi et à s’appuyer contre cette dernière. La tête passant de la gauche à la droite sans qu’il n’arrive à l’empêcher de bouger.

Il a l’impression que c’est une éternité qui passe ainsi… Jusqu’à ce que quelqu’un toque à la porte avant de rentrer sans attendre la moindre réponse. De ce qu’il comprend, l’établissement s’apprête à fermer. Il est temps de partir et d’aller payer toutes les consommations. Soji secoue la tête avant de tituber jusqu’à l’entrée. « Je ne suis pas contre de l’aide pour ramasser mes compagnons, en effet… », dit-il en tentant de garder la tête relevée, en face de la jeune femme. Déjà, il est saoul donc ce n’est même pas la peine qu’il tente de porter les autres. A moins d’avoir envie de faire un carnage, en les faisant tomber ou autre. Ce qui n’est pas le cas. Il attend donc que la demoiselle lui apporte son aide avant de commencer à les descendre, un par un. Une fois cette étape finie, on peut penser qu’il a fait le plus dur… Grave erreur.
Conformément à la demande de celle qui est venue les avertir, il s’approche de la patronne de l’établissement tout en laissant un soupir alcoolisé s’échapper. Le moment fatidique de la note. Il n’a pas prévu cette situation. Au départ, il est l’invité quand ses amis sont ceux qui doivent payer à la fin. Mais là, c’est un peu compliqué de leur demander de le faire à sa place. Il n’y a plus qu’à en assumer les conséquences. De toute façon, on ne va pas le laisser partir tant qu’il n’aura rien dit. Et il le sait. L’esprit encore trop embrumé par le saké, il prend pourtant son courage à deux mains. « J’ai bien peur de… Ne pas avoir de quoi payer. », annonce-t-il, comme une sorte de fatalité. Il préfère être direct et ne pas tourner autour du pot, sur ce coup-là. Déjà parce qu’il n’a pas l’esprit suffisamment clair pour faire le malin… Et ensuite parce que la dame qui se trouve actuellement en face de lui semble assez… Intimidante et selon lui, elle n’est pas non plus d’humeur à rigoler. Alors il vaut mieux jouer la carte de la prudence. « Pour faire simple, mes amis m’ont invité dans cet endroit et… Au final… C’était à eux de payer la note… Sauf que nous avons, enfin… Consommé, comme vous pouvez le voir… Je suis le seul encore éveillé mais ce sont eux qui ont l’argent… » Oui, c’est une sorte de piètre tentative pour se justifier sur le fait qu’il soit incapable de payer la note. Et puis en même temps, il s’agit de la plus simple vérité. Malheureusement pour lui. Il maudit déjà ses collègues pour le fait de le laisser dans des sales draps. Sans même avoir conscience, ne serait-ce qu’une seule seconde, de ce qui va lui arriver par la suite… Mais que les autres se le tiennent pour dit : sa vengeance sera terrible.
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Kohaku Harada
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Élu - Guerrière/Ronin
MessageSujet: Re: On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser. [Sôji]   Ven 23 Déc - 18:12


Kohaku soupira doucement. Bien sûr qu'elle allait devoir l'aider. Et bien entendu, c'était les plus grands et forcément les plus lourds qui gisaient au sol... pourquoi pas l'inverse ? A croire que les dieux lui en voulaient personnellement. Déjà que Bishamonten l'avait envoyé dans cette maudite époque...
Bandant ses muscles, la rousse fit preuve d'une force plus considérable que ce que sa silhouette pouvait laisser penser. Mais l'Elue n'était pas frêle ou même démunie et grâce à l'aide de Sôji, pourtant peu vaillant, elle réussit à sortir les Trois Endormis dans la rue.

Elle entrait dans la maison au moment où Sôji s'expliqua. Un nouveau soupir s'échappa de ses lèvres. Sur un signe de « Mère », Ko' se plaça aux côtés de cette dernière, prête à faire usage de la force si nécessaire. Usagi ne faisait pas de crédit.
- « Vous n'avez qu'à faire leurs poches. » suggéra-t-elle avec un détachement qui renforçait encore plus la mauvaise image qu'elle venait de donner. En effet, c'était très mal vu au Japon que de fouiller quelqu'un, même dans ce genre de situation. « Ou alors, vous laissez un objet de valeur en gage, qu'on vous rend quand vous revenez ici vous acquitter de la note... » La jeune femme examina le brun de la tête aux pieds dans lui trouver une possession digne d'intérêt. Mais c'était parce qu'elle était d'une ignorance crasse.
- « Une de vos épées. » caqueta Mère, avec un sourire entendu. Puisqu'il portait deux lames, c'était qu'il appartenait à la caste des samouraïs, et c'était une chose impensable pour un guerrier de se défaire d'un de ses katana. Raison de plus de se forcer à fouiller les amis qui « soit-disant » avaient lancé l'invitation. A son age, on ne la lui faisait plus.


[OoC : c'est court, mais c'est pour lancer le truc!]
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Soji Okita
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Japonais - Shinsengumi - Cpt1ère division
MessageSujet: Re: On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser. [Sôji]   Sam 24 Déc - 3:24



Alors là, en toute franchise, il s’agit d’une situation plutôt inédite pour le Samouraï. Il s’était psychologiquement préparé à n’importe quelle remarque ou réflexion. Il avait envisagé de se faire passer un savon pour ne pas avoir d’argent, il s’était préparé à devoir se défendre si jamais la patronne lui sautait soudainement dessus pour l’égorger. Vraiment. Il s’attendait à toutes choses plus barrées les unes que les autres. Toutes ? Non, pas tout à fait. Il a omis la possibilité d’une seule et unique réaction. Evidemment, c’est celle-ci qui se produit. Celle où les deux femmes restent étonnement calme et où elles cherchent des solutions pour qu’il puisse payer la note malgré tout. D’ailleurs, la proposition de la plus jeune lui fait arquer un sourcil. Comment… ? Fouiller les poches de ses compagnons ? Elle n’y pense pas sérieusement, si ? Certes, c’est une idée. Mais une idée qui le révulse immédiatement. Même pour de l’argent et pour sauver sa peau, il est hors de question qu’il aille détrousser un camarade. Ou plusieurs, le cas échéant. Oui, il sait se comporter comme un enfoiré de première classe, c’est vrai. Toutefois, il reste encore des choses qu’il ne risque pas de faire. Parce que c’est comme ça.
Elles peuvent donc insister si ça leur chante mais là-dessus, il ne cèdera pas. Dépouiller ses compagnons… Jamais une telle chose lui viendrait à l’esprit. Même en cas d’extrême urgence ou de situation cocasse. Comme celle-ci, d’ailleurs. « Je ne leur ferai pas les poches… C’est ridicule… » Il a encore une part de lucidité qui lui permet de ne pas faire chaque chose que ces femmes peuvent lui demander. Surtout selon certains sujets évoqués.

Et autant avouer que la seconde idée n’est guère mieux que la première. Au contraire, aux yeux du Capitaine, c’est une proposition encore pire et encore plus inenvisageable que la précédente. Donner un objet de valeur en attendant… Oui, ça aurait pu être quelque chose de faisable. Il était même prêt à accepter cela. Bien entendu, tout cela avant que la gérante de l’établissement ne fasse mention de ses deux sabres. Elle n’en demande qu’un. Mais cela aussi, c’est suffisant pour éveiller une sorte d’indignation chez Soji. Secouant la tête de gauche à droite en signe de refus, il se met à fixer la patronne. « Je ne peux pas. Mes sabres sont bien plus précieux que tous les autres objets. Il n’est pas pensable que je me sépare de l’un d’eux. J’ai beau être soûl, je conserve certains principes que même l’alcool ne peut m’enlever… » Qu’ils se creusent les méninges s’ils tiennent à être payés mais qu’ils oublient aussi ces deux options. Soji est quelqu’un de têtu et il n’est clairement pas prêt de céder pour l’une ou pour l’autre de ces deux solutions. C’est non et il ne changera pas d’avis. « Trouvez autre chose. Je pense que c’est faisable… Même une idée… Farfelue. Voire idiote. » Il est prêt à presque tout pour se débarrasser de cette dette. Et s’il avait réellement eu de l’argent sur lui, il l’aurait sans aucun doute utilisé pour être tranquille et pour pouvoir partir. Alors lorsqu’il affirme qu’il n’en a pas, c’est la vérité. Elles peuvent même le fouiller, si jamais le doute persiste. Il n’en offusquera pas.

[HRP : Pas de problème ! C'est pas extrêmement long pour moi non plus.]
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Kohaku Harada
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Élu - Guerrière/Ronin
MessageSujet: Re: On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser. [Sôji]   Dim 25 Déc - 18:36


Kohaku trouvait son métier plus que passable. La plupart du temps, elle n'avait qu'à montrer la force de ses bras pour que tout rentre dans l'ordre. Ses missions ne lui demandaient pas de réfléchir particulièrement, juste de veiller au grain et de mettre fin à toute véléité de débordement. Simple, direct, tout ce qu'elle était.
Par contre, cela ne voulait pas dire qu'elle ne se rendait pas compte, à un niveau plus ou moins conscient, qu'on lui reprochait cet état de fait et encore plus, la satisfaction plaisante qu'elle tirait d'une vie absolument pas compliquée, régie par une seule loi « tape et recommence plus fort jusqu'à ce que ça fonctionne dans le sens que tu veux. ».
Or, il y avait quelque chose dans ce client là, tout beau gosse qu'il fût, quelque chose de teriblement condéscandant. Ko' avait la finesse psychologique d'une huître : baveuse et sans forme, au mieux piquée et salée, au pire, absolument pourrie. Pourtant, elle sentait quand on la prenait de haut.
Seule la présence de Mère à ses côtés la retint de dire au petit mignon en face d'elle le fond de sa pensée. Au lieu de ça, elle prit sur elle. Cependant, son ton ne laissait pas la moindre place à l'hésitation.
- « Cher client, ce n'est pas à nous de trouver, mais à vous. Vous êtes celui qui doit de l'argent, et si vous ne voulez pas vous acquittez de votre dû, nous appelerons la milice. Le Shinsengumi déteste se déplacer pour une chose aussi triviale qu'un mauvais payeur, aussi ont-il tendance à avoir la justice leste et mordante. »

La rousse ignorait totalement qu'elle avait affaire à l'un des capitaines – en fait, quatre d'entre eux – mais le saurait-elle que sa réponse n'en était pas moins véridique. Lorsque Hijikata annonçait vouloir protéger la population de Kyoto, il avait en tête des menaces bien plus dangereuses qu'un mauvais payeur. Mais le Shinsengumi était là pour service, et de toutes les manières, vu leur mauvaise réputation, ils ne pouvaient pas se permettre de faire l'impasse sur une demande d'intervention.
Après, à Okita de voir s'il préférait faire face au Vice-Commandant de l'Enfer, ou trouver une solution à l'amiable...
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Soji Okita
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Japonais - Shinsengumi - Cpt1ère division
MessageSujet: Re: On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser. [Sôji]   Dim 15 Jan - 12:02



La seule chose dont Soji soit absolument certain à l’instant même, c’est qu’il va se venger. Oh oui, il va se venger de ses trois autres camarades qui l’ont laissé dans cette galère. Pas méchamment. Parce qu’ils restent ses amis… Mais pas forcément très tendrement non plus. Disons que ce sera juste suffisant pour leur faire comprendre qu’il vaut mieux éviter de renouveler cette expérience. Et Soji peut être très fort et très persuasif dans ces cas-là. C’est pour cela que, généralement, il n’est pas conseillé de se le mettre à dos.
Mais ça viendra plus tard. Pour le moment, il faut qu’il se concentre sur l’instant présent, à savoir : régler cette maudite addition. Parce qu’il ne tient pas à s’éterniser plus longtemps dans cet endroit. Il a cédé une fois à la demande de ses compagnons. Autant dire maintenant qu’il s’agit de la première et de la dernière fois qu’il vient ici. Après tout, il existe d’autres lieux pour boire et s’amuser, à Kyoto. Il suffit de se donner la peine de les chercher. Il paraît que lorsque nous voulons, nous pouvons.
C’est alors que la jeune femme reprend la parole. Pour rappeler que c’est à lui, de se creuser les méninges pour trouver une solution. Parce que c’est lui qui doit de l’argent et non l’inverse. Et puis, elle ajoute à cela, la menace d’appeler le Shinsengumi pour trancher. Ces dernières paroles arrachent un sourire discret au Capitaine. La jeune femme ignore qu’elle a déjà quatre Capitaines face à elle, bien que trois soient actuellement en train de faire une sieste. Haussant les épaules, Soji se met à la fixer avant de lui répondre. « Je suis bien placé pour connaître ce que le Shinsengumi aime faire ou ne pas faire. Tout comme je connais les conséquences que cela peut impliquer. » Dit de cette façon, on peut croire qu’il dit cela parce qu’il a l’habitude de s’attirer leurs foudres. Mais en réalité, c’est plutôt parce qu’il en fait partie. Qu’importe. Les jeunes femmes peuvent bien penser ce qu’elles veulent. Lui ne craint pas de se retrouver en face d’Hijikata. Disons que ça ne serait pas la première fois, non plus.

Cependant, le Samouraï n’a pas non plus spécialement envie de passer pour ce qu’il n’est pas – c’est-à-dire : un mauvais payeur. S’il peut éviter d’avoir des dettes, ça l’arrange. Alors il réfléchit. Malgré le fait que son cerveau soit encore embrumé par l’alcool, il s’efforce de trouver quelque chose qui serait susceptible d’enfin convenir à ces deux personnes. Son regard passe de l’une à l’autre à plusieurs reprises avant qu’un soupir ne franchisse le bord de ses lèvres. Finalement, ses yeux reportent leur attention sur la jeune fille à la chevelure rousse. « Savez-vous vous battre, demoiselle ? » Etrange comme question ? Attendez avant de juger. Surtout qu’il s’agit seulement de l’amorce d’une potentielle idée. Une potentielle idée qu’il commence déjà regretter. Mais c’est trop tard, la bombe est lancée. « Savoir se défendre peut toujours servir. Alors s’il le faut, en dédommagement, je me propose pour être votre professeur. » Oui, il est loin de savoir dans quoi il s’embarque. Si toutefois cette proposition est approuvée et acceptée…
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Kohaku Harada
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Élu - Guerrière/Ronin
MessageSujet: Re: On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser. [Sôji]   Ven 20 Jan - 10:27


Les paroles sibyllines de Sôji Okita mirent les deux femmes en face de lui sur leur garde. Ainsi donc, il avouait avoir déjà eu affaire au Shinsengumi. Vu la mauvaise réputation du groupe, la première idée logique était donc d'envisager que le brun-rouquin n'était pas une personne recommandable et que c'était dans le rôle de l'accusé qu'il avait échangé avec la milice.
Et il enchaîna dans le même style, creusant sa tombe. Sa première question laissait penser qu'il voulait régler sa dette par un combat : s'il gagnait, l'ardoise était effacée. Le problème n'était pas tant ce combat, que Kohaku savait parfaitement être capable de gagner (elle ne pouvait pas savoir qu'elle n'avait aucune chance... quoi que... Sôji étant saoul... enfin ce n'est pas le sujet). C'était le fait qu'une fois sa victoire acquise, elle ne serait pas plus près d'obtenir son règlement qu'auparavant. Pire encore, le jeune homme serait amoché. Au moins ne protestera-t-il pas quand il sera traîné par le Shinsengumi.

- « Je sais me battre et à mon avis, mieux que vous. » répliqua-t-elle d'un ton ne cachant pas sa suspicion. Elle ne mentait pas : au corps à corps, elle dépassait la plupart des guerriers, qui avaient privilégié la voie du sabre avant tout. Il y avait bien des sumo, mais Kohaku n'avait aucune envie de se frotter à l'un de ses hommes qui avaient un statut très particulier aux yeux des Japonais. Elle savait que, techniquement, elle pourrait retourner leur force et poids contre eux, mais c'était une mise en pratique qu'elle n'avait pas envie de tenter.
Par contre, le sabre. Justement, c'était le cas épineux. Bishamonten lui avait filé une arme, avec laquelle elle se promenait, histoire de faire couleur locale. Mais elle n'avait aucune idée de comment la manier, et si jamais elle se retrouvait en situation de devoir sortir son katana, elle savait qu'elle avait plus de chance de s'en sortir en prenant la fuite. Autant dire que Kohaku était intéressée. Potentiellement. Mère aussi : la vieille dame savait parfaitement de quoi était capable son agent de sécurité.

- « Qui me dit que vous savez vous servir de vos sabres ? Si je dois prendre des cours, je veux un bon professeur, et ce n'est pas parce que vous avez des sabres de bonne qualité à la hanche que vous êtes capable de quelque chose. » lança-t-elle avec une moue boudeuse, croisant les bras sur sa poitrine. « Et plus, vous êtes saoul, donc on ne peut même pas demander une preuve. Je crois que vous tentez de m’arnaquer. » Elle soupira et jugea Sôji avec un intérêt plus accru. En fait, elle alla jusqu'à faire le tour du jeune homme, examinant son corps.

En effet, il semblait avoir un corps athlétique. Mais de ces jours, ce n'était pas une nouveauté. En 1863, les gens marchaient ou chevauchaient partout, et avaient des activités physiques pour la plupart. Les grattes-papiers étaient généralement des administratifs de shogun ou de la cour impériale, et Sôji n'était clairement ni l'un, ni l'autre. Donc cela ne prouvait rien.
- « Vous êtes plutôt mignon, mon chou. » finit-elle par relever avec un sourire en coin. « Peut-être pourriez-vous proposer vos services pour un autre genre de cours... Après tout, c'est une sorte de combat, celui qui se fait sur le futon. » roucoula-t-elle tandis que Mère avait un sourire entre amusé et intéressé. « Avec votre joli minois et votre petit cul, vous pourriez rembourser vos dette en une soirée. » Oui, Kohahu venait de proposer à Sôji de rejoindre l'effectif de Usagi le temps d'une nuit.
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Soji Okita
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Japonais - Shinsengumi - Cpt1ère division
MessageSujet: Re: On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser. [Sôji]   Ven 3 Mar - 17:00



Un petit ricanement légèrement moqueur s’échappe des lèvres du Capitaine lorsque la réponse de la rouquine parvient à ses oreilles. Ainsi, elle sait se battre et elle ne manque pas non plus de toupet et de témérité. C’est d’ailleurs pour cela qu’il ricane. Elle affirme se battre mieux que lui. Mais comment lui en vouloir d’avoir de tels propos ? Après tout, Soji ne s’est pas encore présenté. Ce qui fait que la jeune fille n’a aucune idée de la personne qui se trouve en face d’elle. Certes, il a bu. Certes, certains de ses réflexes doivent avoir diminué à cause des effets causés par l’alcool. Certes, c’est une potentielle faiblesse. Toutefois, manipuler un sabre demeure pour lui comme une seconde nature, comme le prolongement de ce qu’il est. Alors oui, il en est persuadé : même avec de l’alcool dans le sang, il reste un combattant redoutable. Il n’est pas l’un des meilleurs combattants du Shinsengumi pour rien. C’est une réputation qu’il a amplement mérité et dont la légitimité peut se prouver à chaque instant. C’est pourquoi, même dans cet état, il n’est pas totalement convaincu par les mots de Kohaku. « C’est très bien que tu saches te battre mais mieux que moi ? Tiens donc, c’est à prouver. », répond-il d’un ton calme et serein. Oui, il est sûr de lui.
Le Capitaine est curieux. On dit que c’est parfois un vilain défaut. Mais lui n’est pas spécialement d’accord. Parce que la curiosité va peut-être lui permettre de repérer un talent, qui sait. Elle affirme savoir se battre et même s’il ne le lui dit pas explicitement, Soji aimerait bien savoir de quoi la jeune rouquine peut être capable. Mais en attendant, c’est à lui de montrer qu’il est compétent et qu’il sait se servir de ses deux sabres, qu’ils ne sont pas accrochés à sa ceinture seulement pour faire de la figuration. Certains font cela. Lui, non. « Qui vous dit que je sais me servir de mes sabres ? Personne, c’est un fait. Il n’y a que ma parole pour vous convaincre mais sachez que j’ai déjà enseigné. Et non seulement mes sabres sont de bonne qualité mais en plus de cela, je sais les utiliser. Je peux faire bien plus que « quelque chose ». », affirme-t-il tout en déployant un énorme effort pour ne pas rire devant la moue boudeuse de la jeune femme et l’air « sévère » que lui donnent les bras croisés sur sa poitrine. Sauf qu’il finit par craquer et par rire gentiment durant quelques secondes, en entendant ses dernières phrases. « C’est vrai, je suis saoul. Mais même dans cet état, je ne plaisante pas avec l’art du sabre. Si vous voulez une preuve, dites-moi laquelle. Je pourrai vous la fournir. Cependant… Dites-vous que je ne vois aucun intérêt à vous arnaquer. » Et c’est la vérité. Il a un tas de défauts mais Soji n’est certainement pas un arnaqueur.

Du reste, il ne met pas très longtemps avant de s’apercevoir que le regard de Kohaku, sur sa personne, a subi un léger changement. Le plus intriguant et le plus flagrant, c’est sans aucun doute lorsqu’elle vient faire le tour du Samouraï en le regardant de long en large et même en travers. Est-elle en train de changer d’avis par rapport à ses premières réflexions ? Le Capitaine en doute fortement. Ou alors, elle a une façon très étrange de montrer qu’elle revient sur sa première décision. Finalement, elle se décide tout de même à parler, révélant ainsi le pourquoi de ses gestes. Et sur le coup, c’est assez inattendu, quoi que pas si inapproprié que cela, à bien y réfléchir. « Il paraît. », répond-il à sa remarque sur son physique, tout en commençant à peu près à comprendre où elle veut en venir, le sourire en coin de la jeune femme l’aidant fortement à y voir plus clair.
Ainsi, il n’est guère plus étonné que cela quand elle lâche enfin le morceau. Passer une nuit ici à satisfaire les moindres désirs des clients ? Non, il n’est pas particulièrement intéressé. Certes, il aime ces plaisirs de la vie mais se prostituer lui-même ne lui a jamais traversé, ni même effleuré, l’esprit. Et c’est bien mal le connaître de croire qu’il pourrait accepter maintenant de changer de place. Même si cela lui permet de rembourser sa dette. « J’admets que je préfère ma première proposition de cours. Le service que vous me proposez ne m’intéresse pas. Même si cela peut tout effacer en une soirée et même si je vous remercie pour vos compliments bien qu’ils soient donnés assez grossièrement. » Lui aussi est capable de se montrer borné et insistant, sur certaines choses. Et il a bien l’intention de faire passer le message, en revenant à la charge avec sa précédente idée. « Je suis certain de pouvoir améliorer vos compétences au sabre. Peut-être que mon identité pourrait vous convaincre que je ne mens pas. Si toutefois, elle vous intéresse un minimum. » Après tout, depuis le début de cette conversation, il n’a toujours pas dit qui il est. Mais encore une fois, il y a des chances pour que ces Dames ne le croient pas.
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Kohaku Harada
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Élu - Guerrière/Ronin
MessageSujet: Re: On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser. [Sôji]   Lun 6 Mar - 18:11


Kokahu eut une moue boudeuse quand Sôji refusa son offre. Elle s’en doutait un peu, mais de base, elle n’aimait quand on lui refusait quelque chose. Elle avait des côtés de gamine capricieuse, et ça se voyait.
- « Ton nom, mon mignon… dans 80 % des cas, il ne va rien me dire, et dans les 20 % restants, je risque de ne pas te croire. Si je te dis que je m’appelle Chikako Kazunomiya, ce n’est pas pour autant que tu es d’accord. » Elle venait de citer une des filles de l’empereur qui avait épousé le shogun. Et clairement, si elle était une princesse, ce n’était clairement pas du trône du pays du soleil levant. Haussant les épaules, Kohaku décida de prendre son honorable client au mot et de jouer son jeu. Au poker, on appelait ça « call the bluff ». Elle était fatiguée d’une longue nuit et souhaitait en finir.

Ainsi, elle invita Sôji à la suivre jusqu’à une cour intérieur. En passant par la maison, elle récupéra un vieux bokken de bois dont la gouvernante se servait pour botter le fessier des servantes paresseuses ou indisciplinées. Dans la cour, elle attacha ses manches longues avec la bandelette de tissu approprié et fit de même avec ses cheveux. Puis elle lui lança négligemment le sabre de bois.
- « C’est parti, beau gosse. Attaque-moi. Et si je gagne, tu finis en prison, dépouillé de tes sabres. Si tu gagnes, tu gagnes le droit de me donner des leçons. » le défia-t-elle en se mettant en position de défense. Oui, elle pensait clairement lui faire face à mains nues. De toutes les façons, elle visait ses jambes et ses pieds, pour lui faire perdre l’équilibre et s’affaler sur lui. Une technique tirée de la boxe thai, qui désarçonnait tous les épéistes qu’elle avait croisé jusque là. Le combat à mains nues, c’était pour les pauvres, et eux, ils étaient des samouraïs, ou des rônins. Elle, elle était une yakusa et la victoire importait bien plus que les moyens de ladite victoire.
Et de la même façon qu’elle n’aimait pas perdre, elle a-do-rait gagner.
C’était bien, il y avait quelque chose de logique dans ce monde.
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Soji Okita
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Japonais - Shinsengumi - Cpt1ère division
MessageSujet: Re: On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser. [Sôji]   Jeu 27 Avr - 23:44



Elle ne pensait tout de même pas que Soji était capable d’accepter une telle offre ? Certes, il se laisse aller à la fête et à l’alcool quand il est avec ses amis mais il conserve tout de même certains principes. Même dans son état actuel. Alors oui, il refuse. Et tant pis si cela froisse la demoiselle. Il est tout simplement hors de question qu’il cède à son caprice. Beaucoup de gens n’aiment pas quand on leur refuse des choses, pourtant, cela arrive bien fréquemment. Tous les jours, même. Et heureusement que les gens le font, d’ailleurs. Chacun est libre. Et ce serait bien triste d’obéir au moindre désir d’un inconnu. Quoi qu’il en soit, Soji choisit de ne pas répondre au petit sobriquet offert par Kohaku. Ça n’en vaut pas la peine, selon lui. Il préfère lui répondre en se focalisant sur le reste de la phrase. « Je doute en effet qu’une Princesse vienne fréquenter ce genre d’endroit. Même si je n’ai rien contre cet établissement et ce qu’il représente. », dit-il en faisant une légère révérence à la Patronne, avant de reporter à nouveau son attention sur Kohaku. « Enfin certes, je ne vais pas dire le contraire. De toute façon, tu n’auras d’autre choix que de me croire lorsque je t’aurai donné une petite leçon au sabre. » Le tutoiement ? Il l’abandonne plus ou moins délibérément, avec elle. Déjà parce qu’elle ne se gêne pas pour le tutoyer et ensuite, parce que dans tous les cas, ce sont les sabres qui vont s’exprimer dans très peu de temps. Tout va se régler dans les minutes qui suivent. Et après avoir gagné – parce qu’il n’envisage clairement pas une autre issue – Soji ira toucher quelques mots concernant ces événements au trio de comique allongé par terre. Tôdô, Harada et Nagakura ne vont certainement pas s’en sortir à si bon compte. Qu’ils profitent bien de leur sommeil.

Au moins, ils arrivent enfin à trouver un terrain d’entente. Sur cette pensée, le Capitaine se met à suivre Kohaku jusqu’à une cour intérieure, après avoir capté son invitation. Discrètement, il porte son regard sur ce qu’elle ramène de la maison. Un bokken en bois. Elle a donc l’intention de se battre avec une arme en bois. Du moins, c’est ce qu’il croit. Avant que ça ne devienne encore un peu plus complexe. Finalement, une fois dans la cour, elle se contente d’attacher ses longues manches ainsi que ses cheveux avec une bandelette de tissu. Le sabre en bois ? Elle le jette directement au Capitaine. Néanmoins, c’est avec un air calme, serein et confiant que Soji se défait de ses deux sabres avant de les poser délicatement à côté de lui. Puis, il s’avance et il se baisse pour ramasser le bokken avant de se redresser et de se mettre en garde. Elle a l’intention de se battre à mains nues mais il ne la sous-estime pas pour autant. Soji est un beau parleur et le sarcasme est une seconde nature chez lui… Mais quand il s’agit de combattre, c’est différent. Il prend chaque combat très au sérieux et on lui a appris à ne jamais sous-estimer un adversaire. Peu importe les moyens qu’il utilise. Toutefois, cela ne l’empêche pas de se dire qu’il ne peut pas perdre. Après tout, le jeune homme n’a plus perdu un seul duel depuis… Des années. Et cette suite de victoire ne va pas s’arrêter aujourd’hui.
D’ailleurs, les phrases de Kohaku ne font qu’accentuer son désir de victoire. Lui, finir en prison ? Jamais de la vie ! Lui, être dépouillé de ses sabres ? Encore moins ! Que ce soit l’une ou l’autre des situations, il ne les envisage pas. Il n’y pense même pas. « Très bien, ma belle. Je ne perdrai pas. Je vais rester libre de mes mouvements. Je vais conserver mes sabres. Et toi, tu m’auras sur le dos pendant un bout de temps pour t’apprendre à utiliser un katana. », répond-il en la voyant se placer en position plus défensive. Tiens donc. Voilà qui lui donne une idée qu’il tente tout de suite de mettre en place. « Je suis un homme avec des principes. Pour cette raison, je te laisse porter le premier coup. Honneur à la dame. Profite-en. », annonce-t-il sans rien laisser paraître. Il lui laisse l’opportunité de frapper le premier coup. C’est à prendre ou à laisser. Et quoi qu’elle choisisse, Soji a bien l’intention de vendre chèrement sa peau. Elle ne l’aura pas aussi facilement.
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Kohaku Harada
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Élu - Guerrière/Ronin
MessageSujet: Re: On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser. [Sôji]   Ven 28 Avr - 19:00

Sôji allait apprendre qu’avec Kohaku, là où il y avait de la gêne, il n’y avait pas de plaisir. Ce n’était donc pas forcément un défi forcé que ce tutoiement, mais une décision de ne pas se prendre la tête. Ko’ tutoyait tout le monde, l’Empereur y compris. Enfin, si elle devait être amenée à le rencontrer, elle le tutoierait. De puis, le respect, ce n’était pas automatique : il suffisait de voir comment les gens la prenaient de haut au premier regard. Pourquoi donc devrait-elle, elle, être polie, et leur servir du « vous », dans ce cas ? Là, il n’était plus un honorable client, mais un vil serpent qui tentait de resquiller et de pas payer son dû.

Blabla, blabla. Ce que les hommes pouvaient être bavards. Pas étonnant que les méchants dans les films ne comprissent pas que raconter leur vie était le meilleur moyen de se faire démonter la tronche ? Si l’industrie du film était moins sexiste, les scénaristes mettraient en scène des méchantes pour qui parler pour ne rien dire ne collerait pas. Sôji eut à peine le temps de finir sa dernière phrase que Ko’ entra en action. Rapide et agile, elle pénétra dans son espace de combat en un battement de coeur et décrocha un coup porté de jambe vers son bassin. Sans attendre la parade qu’elle espérait  pourtant – sinon, il n’aurait pas la moindre légitimité à se prétendre bretteur – elle sauta en l’air, se balançant pour changer son centre d’équilibre, pour porter un coup haut avec sa jambe d’appui. Une première passe d’armes, pour voir.
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On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser. [Sôji]
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