Forum RPG tiré de l'univers d'Hakuouki, Feodal Kyoto mêle Japon féodal et fantastique. Pour changer l'Histoire, les dieux envoient leurs élus de 2016 en 1863. Geisha, ninja, rônin du shinsengumi... Onis ou Humains... Réécrivez l'Histoire (NC -18)
 
Forum +18 H/Y/Y
Inspiré du jeu Hakuouki
Aucune connaissance du jeu ou du Japon n'est nécessaire

Partagez | 
 

 [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Kyuuju Amagiri
avatar
Messages : 47
avatar
Oni - Kazama - Bras droit de Chikage
MessageSujet: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Dim 5 Mar - 19:34




KYUUJU AMAGIRI

Nom : Amagiri.
Prénom(s) : Kyuuju.
Surnom(s) : Aucun, mais vous pouvez lui en trouver un… à vos risques et périls.
Âge : 232 ans, une trentaine d’année en apparence.
Né(e) le : en 1631, au mois de mars.
À : un village sur l’île de Kyushu.
Origine : Japonaise
Résidence : son village. Il faut cependant noter qu’il a longtemps vécu dans le village des Kazama.
Situation familiale : Célibataire.
Groupe : Oni.
Sous-groupe : Bras-droit de Kazama Chikage et Ancien du Conseil des clans de l'Ouest.


Compétences

Kyuuju excelle dans les arts martiaux. Et il faut dire qu’il vaut mieux éviter de se trouver à portée de ses poings, au risque de retapisser un mur ou de finir en tapis de sol. Sa force d’Oni en fait un redoutable adversaire et bien qu’il sache parfaitement la maîtriser, il peut parfois « oublier » sa puissance face aux Humains. De ce fait, il évite le plus souvent la confrontation.

Grand adepte de la méditation et du contrôle de soi, Kyuuju possède une certaine maitrise de son propre ki et du ki de la terre, ce qui lui permet notamment de concentrer sa force en un même point et de la libérer de façon contrôlée. Sa sensibilité aux courants le rend intuitif et alerte quant aux autres présences. Il discernera une présence oni d'une présence humaine.



Caractère

Il y avait une auberge sur la route de Kyoto. Elle était réputée pour ses ramen particulièrement savoureux, un passage obligatoire pour quiconque voyageait depuis des jours à travers les champs et les forêts.

Lorsque la silhouette massive d’Amagiri Kyuuju passait l’entrée, éclipsant par sa haute stature la lumière du jour, le patron commençait déjà à remplir un grand bol de soupe dans lequel baignaient les fameuses nouilles. Kyuuju n’avait qu’à prendre place et attendre quelques minutes, le dos droit, raide comme la justice, jusqu’à ce que le plat lui soit servi. Epicurien dans l’âme, Amagiri aimait la nourriture, certes, mais la nourriture saine. C’est pourquoi, il s’arrêtait chaque fois qu’il faisait route vers Kyoto à cette enseigne, certain de trouver à la fois la quantité et la qualité.

Au début, les clients comme les employés avaient craint l’arrivée de ce colosse, lequel ne diffusait pas vraiment une aura de sympathie. Puis on s’était rendu compte qu’il se tenait dans son coin sans faire d’histoire et que les rares fois où il ouvrait la bouche, il s’exprimait poliment. Kyuuju possédait un caractère peu sujet à l’emportement, quel qu’il soit. D’humeur calme et égale, il semblait affectionner le principe de paix, particulièrement lorsqu’il s’agissait de la sienne. Jamais il n’élevait la voix et il n’en avait guère besoin tant elle emplissait déjà tout l’espace.  

Il était bien arrivé qu’une ou deux bagarres éclatent dans l’établissement et l’Oni n’y avait pris part que pour ramener une sérénité grandement perturbée. Après plusieurs tentatives de persuasion par le dialogue tombées dans l’oreille d’un sourd, il avait suffi d’un simple crochetage du bras de l’un des trouble-fêtes pour mettre tout le monde d’accord. Fait des plus étranges pour tous ceux qui se trouvaient présents, Kyuuju s’était incliné formellement devant le fauteur de trouble en le priant de l’excuser pour sa rudesse. On s’était demandé s’il ne se moquait pas de lui, avant de conclure qu’il paraissait bien trop sérieux pour cela.

Si les clients restaient parfois suspicieux à son égard, le patron, lui, appréciait la fidélité du grand roux. Et puis, il n’était pas bien compliqué : il prenait toujours la même chose.

Compliqué. Justement, ce mot était à exclure lorsque l’on avait affaire à Kyuuju. Si le colosse avait pu rédiger un dictionnaire, « compliqué » n’aurait certainement pas figuré dedans. Amagiri aimait les choses simples et il appliquait le principe de simplicité comme s’il s’agissait d’une loi martiale. Réfléchi, il pensait simplement. Concis, il parlait simplement. Et en bon pragmatique, il agissait tout aussi simplement. Malheureusement pour lui, le monde ne pensait pas comme lui, mais, dans sa grande sagesse, il s’en accommodait parfaitement. Et il valait mieux, en sachant qu’il côtoyait -assez souvent pour être pris pour son ombre- Kazama Chikage.

Par extension, Kyuuju aimait aussi les plaisirs simples. Présentement, manger les ramen de cette auberge en faisait partie. Si cela ne tenait qu’à lui, il laisserait à leur sort les conflits et turpitudes du monde et il irait vivre paisiblement dans un village, à s’occuper de bonsaïs.

… Quoi ? Ce n’est pas parce qu’il était un démon colossal qu’il ne pouvait pas aimer les bonsaïs !

Sauf que cela ne tenait pas qu’à lui. Kyuuju était un Oni et il était dévoué à la cause de son clan. Sa loyauté n’était plus à prouver depuis bien longtemps, mais s’il fallait une preuve, sa présence aux côtés de Kazama suffisait amplement, surtout depuis qu’il s’impliquait auprès des Satsuma. Pour lui qui était un pacifiste convaincu, abhorrant la guerre et les tensions, se retrouver au cœur des conflits et des luttes de pouvoir s’apparentait à une mauvaise blague du destin. Il aurait pu refuser de s’impliquer, mais ce serait contraire à son engagement envers Kazama. Comme quoi, ils n’étaient pas des monstres dépourvus de règles et de morale.

C’était peut-être justement cela qui rendait la compagnie de Kyuuju parfois pesante ; il était moralisateur ! Les règles existaient pour être respectées et non pas transgressées. On ne faisait pas n’importe quoi, avec n’importe qui et n’importe comment. Surtout en ce qui concernait la guerre.

Le problème d’Amagiri, c’est qu’il était tellement habitué à ce que l’on sollicite ses conseils qu’il avait fini par en prodiguer même lorsqu’on ne lui demandait rien. Ce qui manquait cruellement à l’Oni, si compétant en terme de diplomatie, c’était l’art de converser sur des sujets plus légers. Inutile d’essayer de le dérider avec de l’humour ; c’était là réellement un principe qui lui échappait totalement, voire une créature mythique ! Il pouvait éventuellement éprouver un vague amusement, qui s’accompagnait généralement d’un tout aussi vague sourire, mais on se trouvait bien loin de la crise de rire. Et encore, ça, c’était s’il avait compris la blague.

De manière générale, il ne montrait rien quant à ses sentiments. De ce fait, développer une relation plus profonde avec lui, et surtout qui ne se limitait pas à un simple échange de formalités, pouvait prendre des allures de parcours du combattant. Il faisait passer le devoir avant toutes choses, ce qui l'empêchait d'approfondir sérieusement les liens avec autrui, y compris en ce qui concernait la gent féminine.

Amagiri avait presque fini son plat de ramen lorsque le nombre de clients augmenta. Le roux constata que la proportion d’Humains dans cette auberge où il était le seul Oni, représentait bien le nouvel ordre du monde. Pour une poignée de démons, il y avait des centaines d’humains et plus encore, désormais ! Kyuuju ne détestait pas les Humains, même s’il les jugeait plus faibles par rapport aux Oni, ce qui était un fait avéré. Il les considérait avec le même respect qu’il témoignait à tout être vivant, au même titre que les plantes et les animaux. La grosse différence, c’est qu’il était plus facile de converser avec eux qu’avec les deux autres catégories. Mais il préférait quand même les bonsaïs.

Kyuuju n’en voulait pas aux Humains. Le passé était derrière eux et il fallait en tirer des leçons plutôt que de chercher à remuer le couteau dans la plaie. Non pas qu’il soit particulièrement optimiste. Plutôt réaliste.


Physique

"Je m’étais toujours sentie écrasée par sa simple présence. A chaque fois, j’oubliais à quel point il était grand. Sa haute silhouette, comme on en compte rarement dans l’archipel, était facilement reconnaissable, même de loin et par temps de brouillard. C’était un colosse dont la stature imposait le respect à autrui. Pourtant, il se tenait toujours calme et tranquille, distillant un parfum de sérénité qui me surprenait encore. En vérité, ce qui me troublait le plus, c’est que rien ne semblait pouvoir l’ébranler. Solide comme un roc. Il incarnait parfaitement la maîtrise de soi dans ce qu’elle a de plus absolue.

Lorsqu’il méditait à l’abri d’un temple ou dans un jardin paisible, je l’observais parfois à la dérobée, comme on regarde -sans y être invité- par le trou d’une serrure. Son visage aux traits durs demeurait marqué par la fermeté et sur ce masque impassible trônaient deux yeux de glace, insensiblement braqué sur l’horizon. Parfois, lorsqu’il notait ma présence, il tournait vers moi ces deux pierres froides, insondables et sèches, lesquelles accueillaient une pupille noire réduite à une simple fente. Cette particularité faisait de son regard inquisiteur et sans âge un mystère à lui seul. Je n’avais jamais cherché à le teinter de colère ; ce serait une très mauvaise idée. Il m’arrivait d’avoir peur du jugement de ces yeux là et je préférais généralement me mettre en quête d’une lueur d’approbation.

Bien souvent, les lèvres se refusaient à sourire, condamnant ce visage de marbre à une expression neutre, parfois soucieuse ou consternée, ou au contraire d’une impassibilité la plus totale. Difficile de dire à quoi il pouvait bien penser. Il s’exprimait avec peu de mots, tendant toujours vers l’essentiel et, de la même manière, il faisait preuve d’une économie de mouvement. Malgré ses manières toujours courtoises et formelles, ses gestes demeuraient sûrs et adroits, trahissant rigueur et fermeté.

De loin, il avançait avec l’assurance et l’absence de crainte de ceux qui se savent au sommet de la chaîne alimentaire, mais sans abuser de cette confiance. Ses vêtements sombres pouvaient le rendre inquiétant, autant que le motif d’un serpent blanc s’enroulant sur son haori, au niveau des épaules. Il fallait le connaître pour comprendre et se sentir rassuré par sa présence. Et ça, ce n’était que sa forme humaine, celle qu’il revêtait la plupart du temps. Il se montrait toujours réticent à libérer l’étendue de ses pouvoirs. Sa forme d’Oni. Démon, c’était ce nom que les Humains leur avaient donné, ce nom qu’ils bannissaient, prohibaient, abominaient au plus profond de leur conscience. Je ne l’avais vu qu’une fois ainsi. Mais, à cet instant, j’avais compris la peur des Humains. Parce que moi aussi j’avais éprouvé la peur en voyant le feu de sa chevelure se transformer en neige et la glace de ses yeux se teinter d’or pâle. Des cornes avaient poussé sur son front, dévoilant l’héritage des Oni et leur pleine puissance.

Et je m’étais rappelé que malgré la sérénité et la paix qu’il m’inspirait, Amagiri Kyuuju était ce genre d’animal qui nous faisait prier pour qu’il ne sorte pas ses griffes."  


Histoire

La pièce noire glissa sur le plateau et son changement de position révéla soudain toute l’ambition de la stratégie. Le silence plana un instant sur le jardin intérieur, lequel baignait dans la clarté paisible que lui inspirait le crépuscule. Un soupir vint rompre cet immobilisme, avec un certain dépit.

Assis sur l’engawa, face à face, deux démons s’affrontaient par le biais du jeu de go.

« Vous avez encore gagné », annonça stoïquement le plus jeune des deux Oni, tout en cherchant quelle pouvait être la cause de sa défaite.

Un ricanement secoua les épaules de l’autre. Ses yeux se plissèrent de malice. S’il pouvait sembler vieux avec ses cheveux striés de blanc, il l’était en vérité bien plus encore. Il avait traversé les âges et son savoir accumulé au cours des siècles se lisait dans son regard, à la fois bienveillant et ferme.

« Tu t’es amélioré, Kyuuju », répliqua t-il. « Quand tu n’étais qu’un bambin, tu envoyais valser les pièces au moindre signe de défaite. Une fois, tu as même cassé le plateau de jeu. »

« Vous n’êtes pas obligé de me le rappeler à chaque fois que nous jouons », protesta poliment le dénommé Kyuuju. « Et puis c’était un accident… »

Il est vrai que, dans sa jeunesse, Kyuuju avait éprouvé bien des peines à maîtriser sa force. Le clan Amagiri était réputé pour sa maîtrise des arts martiaux. Si certains avaient envié la force brute du jeune Oni aux cheveux roux, cet héritage s’était néanmoins accompagné d’un long apprentissage pour contrôler cette puissance qui pouvait se révéler catastrophique.

A l’époque, rares étaient les volontaires à avoir accepté de s’entraîner avec le jeune Kyuuju, fils du chef du clan Amagiri, Kôsuke. C’est son père qui lui avait enseigné son savoir en matière de combat, mais il lui avait également transmis son goût pour la méditation. Lorsqu’ils se trouvaient ensemble dans la même pièce, il ne fallait point chercher la rumeur d’une conversation. Seul le silence dominait leurs échanges. Kyuuju s’y était peu à peu habitué et ils avaient fini par développer une sorte de compréhension mutuelle qui transcende le dialogue.

Durant leurs entraînements, Kôsuke l’avait maintes fois mis en garde ; sa force, il ne devait en user que pour se défendre ou protéger quelqu’un d’autre face au danger. Provoquer un combat sans raison était exclu des règles inculquées par son paternel. Et personne n’avait envie de contrarier la tête pensante du clan Amagiri. Pas même son deuxième fils.

« Tu n’es vraiment pas amusant à taquiner », poursuivit l’aîné. « Je disais souvent à ton père que tu étais né avec un esprit de vieux. Un trait de famille. »

Il avait déjà entendu ces mots là et bon nombre de ceux qui avaient connu son père affirmait qu’il lui ressemblait, tant au niveau des expressions que de la personnalité. Pire, certains doutaient que Kyuuju ait été un jour un enfant, ayant de sérieuses difficultés à l’imaginer en petit être potelé s’amusant et criant dans les ruelles.

Pourtant, cela avait bien été le cas. On n’y prêtait guère attention, car, premièrement, il était un mâle, et deuxièmement, il était le deuxième fils. De ce fait, il avait joui d’une certaine liberté de mouvement comparativement à son aîné, du moment qu’il n’entachait pas le nom de sa famille. Il ne fallait cependant pas se l’imaginer ayant fait les quatre-cent coups. Il était resté sagement dans le village à étudier, jusqu’à ce qu’il finisse par se lasser de ne voir la vie extérieure que dans des manuscrits. Il se souvenait encore de ce jour de l’an 1730 où il avait fait part à son père de son désir de voyager dans l’archipel. Il avait attendu, fébrile, l’approbation du paternel, de la même manière qu’un adolescent espère obtenir sa première sortie. Kôsuke n’avait pas émis d’objection –à condition qu’il soit accompagné d’un Oni plus expérimenté- rappelant simplement ses devoirs à son fils. Quoiqu’il fasse, où qu’il aille, il emporterait toujours avec lui l’ombre du clan Amagiri.

« Vous ne m’avez toujours pas dit ce qui vous amène », nota Kyuuju, tout en plaçant de nouveaux les pions sur le plateau, prêts pour une nouvelle partie. Qu’il perdrait très probablement.  

« Hum, un vent de nostalgie ? »

Le grand roux n’y croyait guère. Il savait parfaitement qu’il ne s’agissait pas d’une visite anodine. Personne ne venait jamais le voir pour simplement jouer au go. De plus, l’aîné des deux démons sortait peu de sa tanière, depuis quelques années. Il demeurait reclus dans le village des Amagiri. Le vieil Oni connaissait tout de Kyuuju. Ou presque. Il l’avait vu naître et grandir et il s’était lui-même désigne pour l’accompagner durant son voyage. C’est à lui que le colosse devait son érudition et son goût pour les arts, et il fut un temps où il le nommait « Sensei ».

« Un vent de nostalgie soufflé par ma famille », répliqua t-il sur un ton égal, ce qui fit sourire son interlocuteur.

Les rapports avaient toujours été compliqués avec son frère aîné, Kyôhei, et la mort de Kôsuke n’avait rien arrangé. Lorsque le drame s’était produit, Kyuuju voyageait encore. Un messager de sa famille était venu le trouver pour lui annoncer la terrible nouvelle : son père était mort dans un naufrage, alors qu’il tentait de gagner Honshû. Le navire avait essuyé une terrible tempête. L’inébranlable Kôsuke vaincu de cette manière, par les éléments, cela lui était apparu comme impossible. Et pourtant…

Kyuuju et « Sensei » s’étaient empressés de rentrer à la demande de son frère. Pendant plusieurs années, le roux s'était concentré sur la pratique des arts martiaux, s'entraînant tous les jours dans le but de parvenir à un certain équilibre. En vérité, il s'agissait surtout d'un moyen de surmonter les derniers bouleversements.  

« Tu es intelligent, Kyuuju. Tu l’as toujours été. C’est surtout pour cela que ta voix est importante au Conseil. Mais tu ne me diras rien, je suppose ? »

« C’est à vous de jouer », lança Kyuuju, confirmant bel et bien qu’il n’apprendrait rien à son professeur –ce qui serait tout de même un comble. « Parfois, vous parler c’est comme parler à mon frère. »

« Kazama Chikage est encore jeune », lança soudainement Sensei.

Les Amagiri se trouvaient depuis longtemps sous l’autorité du plus puissant clan de l’Ouest, le clan Kazama. Le grand roux avait été désigné pour veiller sur l’héritier de Taiga Kazama -Chikage- alors que ce dernier n’était encore qu’une petite tête blonde. Prodiguer des conseils aux plus jeunes Oni était un devoir dont il s’était toujours acquitté volontiers et il ne lui serait pas venu à l’esprit de douter de l’honneur que lui faisait Taiga, en plaçant l’éducation du jeune Chikage entre ses mains. D'autant plus que Kyuuju était encore un jeune démon à cette époque. Il aurait dû se sentir reconnaissant de bénéficier d’une telle confiance. Or, l’idée de servir de « nounou » l’avait nettement moins séduit. Lui d’ordinaire si solitaire, il se retrouvait avec un gamin entre les pattes. Bien qu’il ait été réticent dans les premiers temps, Kyuuju n’avait jamais protesté et il s’était exécuté avec un certain fatalisme, l’étiquette de « baby-sitter » désormais collée en gros sur son front. Et il l’avait large. L’un des moments de sa vie où il avait dû puiser au plus profond de lui-même –une profondeur abyssale- pour trouver la sagesse et le recul. Mais ça, c’était avant.

« Je me souviens qu’à l’époque, on te surnommait le « toutou des Kazama », nota l’ancien précepteur dudit toutou, tout en riant comme s’il s’agissait d’une bonne blague.

Kyuuju ne feignit pas de sourire. De la même manière que ses connaissances doutaient qu’il ait été un jour un enfant, on s’imaginait qu’il ne riait pas non plus.  

« Les grandes familles voient des pantins dont elles se disputent les fils, sans songer qu’un pantin peut apprendre à se mouvoir tout seul. »

En tant que tuteur de Chikage, le colosse aux cheveux roux veillait à le conseiller et à l’épauler, mais jamais il n’avait cherché à le manipuler. Le seul lavage de cerveau qu’il ait tenté –et tentait encore- c’était lui inculquer les règles et les valeurs ancestrales qui en feraient un Oni irréprochable.
Malheureusement, Kyôhei appréciait de moins en moins l’implication de Kyuuju auprès de l’héritier des Kazama. Il lui avait bien reproché un jour de ne plus être tout à fait un Amagiri, de ne pas faire valoir assez les intérêts de leur famille.

« Les grandes familles craignent surtout que les tragédies se répètent. »

Il faisait allusion aux attaques à l’encontre de certains clans oni. Les Kazama en avaient fait les frais et, par deux fois, les Yukimura avaient payé le prix de la politique anti-Oni du Shogun. La destruction de cette ancienne puissante famille avait convaincu Kyuuju que les Oni allaient devoir apprendre à survivre. Et pour cela, il faudrait  négocier leur place en ce monde. Cela ne lui plaisait pas, mais c’était un fait. Les Humains avaient tendance à se montrer plus ouverts à quiconque leur était utile et c’était là-dessus qu’il fallait jouer.
On ne partageait plus avec les démons, à présent. On les tolérait ou non. Leur race devait se contenter des miettes que l’on voulait bien leur laisser. Et le pire, c’est qu’ils étaient parfois heureux en contemplant un tas de miettes amassées au fil du temps. Les Humains étaient peut-être faibles par essence, mais pouvait-on leur imputer le fait que les Oni cultivaient désormais des cendres plutôt que des rêves de futur ?

« J’étais là lorsque le village des Kazama a été détruit. J’étais là et je me rappelle encore du goût de la cendre et de la chaleur des flammes. Mais la peur nous tuera tous. Beaucoup pensent encore que les Yukimura étaient dans l’erreur en tentant de cohabiter avec les Humains. La question est de savoir : vaut-il mieux prendre le risque de mourir en étant libre ou vivre éternellement reclus ? »  

Un silence accompagna ses paroles. Les pièces se figèrent sur le plateau en même temps que les doigts de leur propriétaire. Un soupir vint fendre les lèvres du vieil Oni.

« Kyôhei te maudirait pour ces mots. Ne parlons plus des Yukimura… »

Ah les sujets tabous ! Finalement, c’est au sein de sa propre société qu’il avait appris à marcher sur des œufs.

« J’ai l’impression que cela ne s’est pas arrangé entre ton frère et toi, depuis que tu sièges au Conseil, je me trompe ? »

Il y avait toujours eu un Amagiri pour siéger au Conseil, lequel avait pour fonction d’épauler –ou manipuler, selon les points de vue- le chef du clan dominant. Deux ans plus tôt, Kyuuju y avait obtenu sa place et les responsabilités qui en incombaient. Dès lors, il s'était évertué à appliquer la règle du Conseil : les intérêts du clan avant tout. Ceux de sa famille, il les laissait entre les mains de son frère aîné et il tâchait de ne pas mélanger les deux. Déjà qu’il devait jongler entre son lien avec Chikage et la « neutralité » qu’exigeait le Conseil… Un vrai casse-tête !

Kyôhei et lui avaient tous deux reçu la même éducation, à quelques détails près, mais leurs idéaux différaient depuis tout temps et maintenant leurs intérêts. L’un était le chef de famille et l’autre un Ancien du Conseil de l’Ouest.

« La force et la justice doivent aller de paire, c’est ce que notre père nous a toujours enseigné. Mais mon frère et moi sommes différents. Chacun de nous pense que sa justice est la plus forte et sa force la plus juste. Qui a raison ? »

C’était un débat sans fin et Kyuuju n’en attendait pas de réponse.  

La tournure de la conversation dérivait progressivement sur une dimension plus politique :

« J’ai ouïe dire que tu t’étais engagé auprès du Domaine Satsuma. »

Ce n’était pas une question, même si l’intonation pouvait le faire croire. Le visage de son interlocuteur se fit brusquement compatissant.

« Kyuuju, tu n’as aucune dette envers le clan Satsuma. Cela ne t’ennuie pas de les servir alors que tu n’as pas de compte à leur rendre ? »

Ce sont deux yeux de glace que le roux planta dans ceux du vieil Oni, lequel ne cilla pourtant pas devant la fermeté des traits de son disciple. Vu l’expression qu’arborait ce dernier, il la sentit venir la leçon de morale, ce qu’il trouva culotté de la part d’un élève envers son professeur.

« C’est en songeant individuellement que nous courrons à notre perte. Et puis, j’ai fait une promesse et je tiens toujours mes promesses. »

« Bon bon, je capitule ! Ce que tu peux être vieux-jeu quand même ! Tu aurais dû être samouraï ! Si tu veux mon avis, un esprit comme le tiens ne survivra jamais à la modernisation. »

« Je n’éprouve pas de mépris envers les cultures occidentales, si c’est de ça que vous parlez. »

Kyuuju était même plutôt curieux en ce qui concernait l’étranger. Certaines formes d’arts et de pratiques martiales avaient été importées d’autres pays, après tout. En revanche, il craignait que la modernisation ne vienne détruire les valeurs ancestrales à coups d’armes à feu. Il trouvait ces dernières contraires à l’idée qu’il se faisait des combats.

Pour lui, les conflits politiques actuels n’étaient que l’expression de l’équilibre fragile envers la sauvegarde de l’identité du pays et la volonté de passer à une ère nouvelle. L’arrivée des étrangers avaient ouvert une brèche qu’il serait difficile, voire impossible de refermer.

« Je vais vous avouer quelque chose : lorsque je voyageais dans l’archipel, avant de faire partie du Conseil, j’ai ressenti la crainte qu’un jour il n’y ait plus aucun Oni pour se souvenir de ce que les temps modernes commencent à effacer. »

Parfois, sa lucidité l’empêchait de dormir et, la nuit, il la maudissait de toute son âme. S’il donnait l’impression d’être un pilier inébranlable à l’instar de son père autrefois, il lui arrivait de douter. Il se mettait alors à méditer pour retrouver la sérénité et la tranquillité de son esprit, mais au fond, Kyuuju ne savait plus très bien à quel camp il appartenait. Celui de sa famille ? Du Conseil ? De Chikage ? Le sien ? Celui des Oni ? Des Humains avec le clan Satsuma ? Du Japon ancestral et de ses valeurs ? Du Japon en devenir ? Il y avait de quoi s’y perdre.

« Tu devrais te trouver une femme », laissa tomber l’Oni face à lui comme s’il brandissait LA solution à tous ses débats intérieurs.

Kyuuju observa l’un des pions blancs sur le plateau et il le fit tourner entre ses doigts, songeur.

Il avait placé le devoir au centre de sa vie, à tel point qu’il en avait oublié de penser à lui-même. Durant ses nombreux voyages dans l'archipel, il avait connu l’autre sexe, brisant la glace autour de lui, le temps d’aventures d’un soir, mais jamais il ne s’était établi. Or, étrangement, il se souvenait d’une Humaine, rencontrée aux alentours de Kyoto et à qui il était venu en aide. Il ne s’agissait que d’une histoire brève, le temps d’une étreinte nocturne où ils se trouvaient tous les deux là, à cet instant, dans un contexte précis. Il ne l’avait jamais revu, n’avait pas cherché à la retrouver, et les traits de son visage s’étaient peu à peu estompés de sa mémoire, tel un songe qui s'estompe dès les premières lueurs de l'aube. Il se souvenait pourtant encore de sa peau, laquelle exhalait un suave parfum fleuri. Peut-être cette rencontre l’avait-elle conduit à laisser une chance aux Humains, comme si toute la tolérance dont il faisait preuve depuis tant d’années ne tenait qu’au souvenir d’une odeur éphémère.

« Kyuuju ? »

Le colosse sortit brusquement de sa torpeur. Le vieil Oni l’observait avec attention.

« Mmh ? »

Un sourire malicieux étira les lèvres de son interlocuteur.

« Tu as encore perdu. »

« Je sais. »

IRL

Pseudo :Hana, Chikage (mais sur un autre fofo’ ^^) et d’autres que je vous épargne.
Âge : 25 ans
Découverte du forum : Par harcèlement, ça compte ? Par Hanako et Chikage !
Présence : 5/7.
Commentaire(s) : Ce forum est vraiment très joli et complet ! J’ai hâte de pouvoir rp avec vous !
Code : Validé par Hanako ♥


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ai Yukitsuki
avatar
Messages : 237
avatar
Métis - Gozen
MessageSujet: Re: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Dim 5 Mar - 19:44

Bienvenue !
Oooh un des seuls personnages que je peux blairer dans l'animé Very Happy
J'suis contente de le voir vivre chouette !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kyuuju Amagiri
avatar
Messages : 47
avatar
Oni - Kazama - Bras droit de Chikage
MessageSujet: Re: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Dim 5 Mar - 19:50

Merci à toi, Ai !
Ce n'est pas un de ceux qui parlent le plus, mais comme quoi... ça peut être positif ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ai Yukitsuki
avatar
Messages : 237
avatar
Métis - Gozen
MessageSujet: Re: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Dim 5 Mar - 19:59

Bon courage pour ta validation ! :3

(tu peux pas savoir comme je peux plus blairer Chizuru et les capitaines du Shishengumi dans l'animé...)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hanako Kuroyuri
avatar
Messages : 1178
avatar
Métis - Yukimura - Bien-être
MessageSujet: Re: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Dim 5 Mar - 20:21

Bienvenue ♥ Je te refais pas le speach, je suis vraiment extatique de t'avoir parmi nous ! ♥

Je laisse Chikage validé ta fiche pour des raisons évidentes ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kyuuju Amagiri
avatar
Messages : 47
avatar
Oni - Kazama - Bras droit de Chikage
MessageSujet: Re: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Dim 5 Mar - 20:27

Merci encore ! ^^ Je t'avais bien dit que le forum me faisait de l'œil, c'était obligé que je m'inscrive !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Soji Okita
avatar
Messages : 50
avatar
Japonais - Shinsengumi - Cpt1ère division
MessageSujet: Re: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Dim 5 Mar - 20:57

Excellent choix de personnage ! **
Bienvenue parmi nous et bonne chance avec ta fiche ! =D
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lieven Fürstenwalde
avatar
Messages : 132
avatar
Élue - Étrangère - Marchande
MessageSujet: Re: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Dim 5 Mar - 20:58

Welcooome ! Tu étais très attendu je crois... xD
Ça fait dans tous les cas plaisir de voir un personnage prédéfini se concrétiser !

A très bientôt peut-être inRP ! o/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kiyoaki Maruyama
avatar
Messages : 71
avatar
Élu - Shinsengumi - 1ère Division
MessageSujet: Re: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Dim 5 Mar - 21:09

Bienvenue, et bon courage pour ta fiche *w*
J'approuve mes VDDs, c'est cool de voir ce personnage être incarné !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chikage Kazama
avatar
Messages : 839
avatar
Oni - Kazama - Leader du Clan
MessageSujet: Re: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Dim 5 Mar - 21:55

NYAAAAAAAAAAAAAAA ♥♥♥♥♥♥

* va chercher son souffle ailleurs *
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kyuuju Amagiri
avatar
Messages : 47
avatar
Oni - Kazama - Bras droit de Chikage
MessageSujet: Re: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Lun 6 Mar - 17:17

Merci à vous tous !! ♥ Je ne pourrais pas dire que je n'ai pas été bien accueillie ^^

J'en profite pour annoncer que ma fiche est maintenant terminée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Taïga Kazama
avatar
Messages : 122
avatar
Élu - Oni - Kazama - Bodyguard
MessageSujet: Re: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Lun 6 Mar - 20:08

Bienvenue à toi, papa numéro 2 ! Il fallait bien quelqu'un pour empêcher Taïga de mal tourner après tout ^^

A bientôt en RP !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chikage Kazama
avatar
Messages : 839
avatar
Oni - Kazama - Leader du Clan
MessageSujet: Re: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Lun 6 Mar - 21:05

Hello

Donc j'ai deux remarques.

1. Je pense que Kyûju peut avoir un niveau de connaissance du Ki de la terre assez poussé, car de toutes les façons, maîtriser son ki amène forcément la maîtrise du ki de la terre. Je te laisse voir ce que tu veux donner comme compétences à ton personnage.

2. Bien que je comprenne l'idée de "vide" de la vie de ton personnage, je vais te demander de développer un peu plus, car là, on a l'impression d'avoir une coquille vide.
A-t-il été amoureux? Quelles sont ses relations avec son père, son frère aîné? Comment a-t-il vécu les attaques des Humains sur les villages Yukimura (x2), et Kazama ? Comment s'est passée son enfance? A-t-il eu des passions, des loisirs? Quelles sont ses positions sur les étrangers? A-t-il d'ailleurs voyagé à l'étranger?
Kyûju a 230 ans donc forcément, il a vécu des choses qui ont aidé à sa construction psychologique, au-delà de babysitter Chikage. Il était adulte à ce moment, donc il avait déjà quelques expériences derrière lui.

Il manque aussi à mon sens un focus plus précis sur les événements les plus récents. Bravo pour l'explication du pourquoi/comment Kyûju travaille pour les Satsuma. Mais je voudrais savoir ce que Kyûju pense des étrangers, de leur invasion, de la réaction des clans contre le shogun, le renouveau de l'empereur, etc.

Bref, il faut étoffer juste un peu, stp, et ça sera bon.

Merci, merci o/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kyuuju Amagiri
avatar
Messages : 47
avatar
Oni - Kazama - Bras droit de Chikage
MessageSujet: Re: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Lun 6 Mar - 22:11

Merci Taïga ! Oui, je suis venu juste pour ça, d'ailleurs *va faire tes devoirs!* xD

Chikage > c'est bien noté. Je devrais pouvoir compléter tout ça dès demain, je pense ! ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chikage Kazama
avatar
Messages : 839
avatar
Oni - Kazama - Leader du Clan
MessageSujet: Re: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Mar 7 Mar - 20:01

Hello

Je repasse pour ta fiche complétée et j'ai l'impression qu'il y a un souci au niveau de ta chronologie. Si on s'en tient aux faits, on a ceci :

1631: naissance de Kyûju
1757 : naissance de Chikage
1762-65 : Kyûju est nommé gardien de Chikage (Kyûju a donc environ 130-135 ans, soit plus ou moins 22 ans...)

Déjà que 130-135 ans est jeune pour qu'on confie la sécurité du futur chef de clan, je vois mal Kyûju être en plus nommé au conseil des Anciens. De plus, là, il y a complètement cumul et antagonisme des emplois : comment un Ancien, neutre, peut-il veiller sur le bien-être d'un Kazama ?
De plus², à quel moment est-ce que tu collerais le voyage de Kyûju autour du Japon ? On va dire qu'il est parti quand il avait 70-80 ans ^^ donc entre 1700 et 1762 ? Donc Kyûju serait assez jeune ? Mais ça nous fait du 15-18 ans âge humain. Et du coup... est-ce vraiment sage de laisser un jeune Oni, même un aussi mature que Kyûju, se balader seul ? Peut-être lui mettre Sensei comme compagnon de voyage ? Ou un autre Oni un peu plus âgé ?

Bref, il est impossible que Kyûju soit Ancien depuis longtemps. Nous-mêmes n'avions pas réalisé ça quand on a fait la fiche du prédéfini ^^' ERF !!!!
Je te propose deux solutions :
- ça fait 10-20 ans 'seulement' que Kyûju est au conseil des Anciens, ce qui aura forcément mis de l'eau dans le gaz entre Chikage et lui, puisqu'en tant qu'Ancien, Kyûju n'est pas forcément 100 % d'accord avec Chikage (comprendre, à ses ordres rien qu'à lui ^^ * bouderie de gamin qui a perdu son jouet préféré /mentor/figure paternelle*). Depuis le temps, l'eau a coulé, et on peut donc expliquer le mélange de froideur/confiance entre les deux.
- ça fait tout juste 1 ou 2 ans que Kyûju est Ancien, ce qui expliquerait pourquoi il n'est pas avec Chikage fin 1863 et on joue l'eau dans le gaz en RP:p

Ou autre solution si tu en as une à proposer ^^ Merci de nous dire aussi quand tu cales le voyage ds Kyûju.

Voilà, dernier petit écueil chronologique avant validation. Tout ce que tu as mis dans ta fiche est bon, c'est juste qu'il faut regarder la cohérence âge/responsabilité.

COURAGE !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kyuuju Amagiri
avatar
Messages : 47
avatar
Oni - Kazama - Bras droit de Chikage
MessageSujet: Re: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Mar 7 Mar - 21:27

Je viens d'apporté les dernières modifications. J'ai mis que Kyuuju était parti en 1730 sous la condition d'être accompagné d'un Oni plus expérimenté. C'est "Sensei' qui a demandé à être celui-ci.

Pour le reste, j'ai inversé les parties évoquant le Conseil et celles sur son rôle auprès de Chikage. J'ai précisé que cela faisait 2 ans qu'il avait été nommé Ancien du Conseil et que jongler entre la "neutralité" d'Ancien et son lien avec Chikage, était un vrai casse-tête pour lui, d'autant plus qu'il ne devait pas mélanger les intérêts du clan et ceux de sa propre famille. Tout cela explique le fait qu'il ne sache plus exactement dans quel camp il se situe.

J'espère n'avoir rien oublié.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chikage Kazama
avatar
Messages : 839
avatar
Oni - Kazama - Leader du Clan
MessageSujet: Re: [Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)   Mar 7 Mar - 22:11

Eeeeeeet... tu es validé! Un petit vert en plus dans notre camp o/ YEAH!


N'oublie pas d'aller recenser ton avatar dans le bottin (si tu connais, renseigne bien le nom de l'artiste, mais le prédef est déjà listé). Tu peux aussi créer une fiche de lien selon ta convenance. Tu peux créer ton logement, mais Kyûju est bienvenue dans la maison de Chikage, qui a déjà prévu des appartements pour sn mentor. Après, libre à toi d'aller le vexer ^^

Pour trouver un RP n'hésites pas à regarder les demandes présentent dans ce sujet ou à en faire une toi même.

Bon jeu sur Feodal Kyoto, amuse toi bien parmi nous ♥
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
[Terminé] Amagiri Kyuuju, pragmatique (même dans le choix du titre)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Feodal Kyoto :: Administration :: Dossiers de la population :: Gestion des Dossiers :: Dossiers Acceptés-
Sauter vers: