Forum RPG tiré de l'univers d'Hakuouki, Feodal Kyoto mêle Japon féodal et fantastique. Pour changer l'Histoire, les dieux envoient leurs élus de 2016 en 1863. Geisha, ninja, rônin du shinsengumi... Onis ou Humains... Réécrivez l'Histoire (NC -18)
 
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Inspiré du jeu Hakuouki
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 Quand les femmes courent, la maison va de travers.

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Kohaku Harada
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Élu - Guerrière/Ronin
MessageSujet: Quand les femmes courent, la maison va de travers.   Lun 10 Juil - 10:17


Usagi.
L’antre de tous les plaisirs, et lieu de petite déperdition, si on devait en croire la publicité qui était faite de cette maison close de deuxième, voire troisième catégorie. A défaut d’être luxueux, Usagi était un lieu propre, et si les filles n’étaient pas de toute beauté, et même de toute jeunesse, au moins savait-on qu’elles n’allaient pas vous transmettre des bestioles ou pire. A vrai dire, s’il fallait vraiment qualifier Usagi, il faudrait accepter le titre de « bordel de famille ». Il y régnait une ambiance bonne enfant, entretenue par une clientèle faite de fidèles, qui venaient autant pour le saké, les petites brochettes et autres entremets culinaires, que pour le plaisir de discutailler de choses grasses sans être traités de pervers. Oh, il se passait bien des choses dans les alcôves et les chambres. Usagi n’avait rien d’un boudoir. Mais ce n’était pas un établissement lugubre où les passes s’enchaînaient dans l’intimité anonyme d’échanges surtout corporels et monétaires. Pas plus que ce n’était une institution connue pour la qualité de son service, son bon goût et le luxe de ses locaux. Usagi, là où il faisait bon s’encanailler.

C’était devenu la maison de Kohaku dans ce Japon poussiéreux dont elle n’avait connu que des bribes, à travers des leçons d’histoires très mal apprises, et des dramas télévisés de mauvaise qualité. Tout aussi dysfonctionnel que Usagi pouvait être, cela lui rappelait le Vice-Versa de 2016, cet autre bordel où elle avait grandi. L’Élue n’avait aucune honte de ce qu’elle était. Fille des quartiers pauvres, elle avait eu le choix entre le sexe ou la violence, et en embrassant la voie du yakuza, elle avait donc refusé d’être une fille de joie – pourtant, elle pratiquait l’art du strip-tease et du pole-dancing avec une expertise consumée. A vrai dire, si elle en avait été réduite à ça, elle l’aurait fait, sans que cela ne lui posât des questions métaphysiques. Mais c’était parce qu’elle avait toujours imaginé qu’elle aurait travaillé dans une maison close du style de Usagi ou du Vice.

C’était pourquoi la jeune rousse prenait un soin jaloux de ce second foyer. Parce que Usagi offrait protection et confort du familier, parce que c’était un endroit bien, où le bien était fait, et bien fait, elle n’admettrait pas que quoi que ce fût pût mettre en danger ce sanctuaire du bonheur. Elle prenait son rôle de « service de sécurité » très à cœur, et de ce fait, étendait son champ d’action au-delà même du fait de surveiller les clients durant les soirées. Elle patrouillait autour du bordel pour s’assurer qu’il n’y avait pas de voyeurs, et n’hésitait pas à repousser les offres des gangs de prendre « sous leur aile » l’établissement. Elle vivante, Usagi resterait un lieu neutre, loin des conflits politiques, externes comme internes. A ce titre, elle s’était déjà embrouillée avec des commerçants, et sa réputation commençait à se répandre, comme celle d’une femme guerrière qu’il ne fallait pas embêter. Si son sens de la diplomatie était aussi limité que sa patience et son vocabulaire, son sens de la justice était incontestable. Enfin, pour les parties défendues. Les parties accusées, elles, n’appréciaient guère de s’en faire raconter par une demoiselle haute en couleur. Le pire était sûrement qu’elle avait, jusqu’à présent, les moyens de sa politique. Elle n’était pas intimidée par les menaces de représailles et avait déjà envoyé au sol plusieurs gros bras.

Ce qui faisait fulminer Kohaku aujourd’hui était le cas du gang Noguchi, ou tel était le nom qu’elle avait donné au petit groupe, en se fondant sur le patronyme du chef. Ce qui avait été un assez gentillet trafic de plantes à fumer était devenu, depuis l’invasion des étrangers, un réseau pour la vente d’opium, importé depuis la Chine. Les étrangers étaient peut-être source de bienfaits, mais sur ce point, ils étaient coupables d’avoir introduit un vice, un mal, qui avait été circonscrit au continent jusqu’alors. Or, abrutir les populations locales par les toxines était un moyen sur de faire taire des constatations. Ils avaient introduits la varicelle chez les Natifs Amérindiens, et ici, la drogue dure.
Kohaku avait refusé net que Usagi proposât de l’opium à ses clients. Certes, c’était à la mode, et avec une consommation contrôlée, on pouvait offrir de la détente à ses chers et honorables visiteurs. Mais toute yakuza qu’elle était, c’était un monde dont elle refusait l’existence. Cette porte resterait close. Surtout qu’elle savait bien comment tout cela pouvait finir : de petit consommateur, Usagi pouvait devenir une plaque tournante, distribuant à autre que ses clients consommant sur place. Ou alors, « on » trouverait de bon ton de pouvoir entreposer dans la cave des colis. Or l’opium était interdit sur le territoire depuis 1846 par édit shogunal. Une des rares choses que le leader réel du pays avait eu les couilles de faire, selon l’opinion hautement déséclairé de Kohaku.

Bref, la jeune femme rageait en balayant la cour et en nettoyant les baquets qui allaient servir de bains aux filles de la maison. Aujourd’hui, comme tous les trois jours, c’était lavage à grande eau. Si les Japonais avaient de tous temps étaient très propres, Kohaku avait ramené de 2016 cette connaissance des maladies et de l’hygiène. Ainsi, elle avait décrété des mesures de soins personnels drastiques, et personne, pas même Mère, n’avait pu piper un mot. Cela ne la gênait pas d’avoir à puiser seau après seau d’eau, été comme hiver, si cela pouvait signifier des conditions de vie acceptables.
Alors qu’elle s’occupait de ces tâches, Kohaku ressassait son problème. Elle n’avait rien, si ce n’était ses poings et ses pieds – ce qui n’était pas rien, tout de même – pour s’opposer aux Noguchi. Ah, si seulement elle avait des informations pour les faire chanter. Là, elle pourrait agir beaucoup plus librement. La rousse se rendait compte que son clan de yakuza n’avait pu devenir aussi puissant qu’avec la force des secrets accumulés. Ça n’avait rien à voir avec la violence. Et ça, ça la contrariait plus qu’elle ne le pensait possible. Car si Ko’ était forte, elle n’avait rien d’une informatrice.

Si elle voulait survivre dans ce monde, elle aurait besoin d’un réseau, rapidement.
Il était temps de trouver de quoi offrir en échange…
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Sorana Shima
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Japonaise - Ninja
MessageSujet: Re: Quand les femmes courent, la maison va de travers.   Sam 15 Juil - 10:08

Cela faisait un moment maintenant que je restais sans rien faire, vivant sur mes économies et ce que me versait mon si gentil chef.
Même si ce n'était pas la grande richesse au moins j'avais de quoi vivre et donner un semblant de normalité. Je n'avais pas encore entendu parler de boulot normaux, juste des petites missions de ci de là qui ne remplissais pas ma bourse.
Heureusement le loyer de ma chambre n'était pas faramineux.
Pour le moment je devais essayer d'obtenir des infos sur les fournisseurs et revendeur d'opium qui essayait de faire commerce dans les parages.
C'était illégal, mais ce n'est pas comme si ça arrêtait ces gens là.
Bon nous, en tant que Ninjas, on se servait de ce genre de substance sur nos cibles. Ça pouvait provoquer des hallucinations doser avec autre choses. C'était bien pratique, mais on n'en consommait pas.
J'avais entendu des rumeurs d'un arrivage sur le port, mais malheureusement j'ignorais quel bateaux étaient concerné. Il n'y avait pas à dire ces temps ci ça craignait d'obtenir des infos.
J'avais suivit un petit groupe que j'avais repéré jusqu'à Shimabara en espérant découvrir quelque chose, mais apparemment la maison close où ils s'étaient arrêté les avaient vite renvoyé.
Étonnant.
C'était plutôt rare que ce genre d'établissement reste intègre. Surtout que l'opium était une mode aussi bien qu'un sacré marché.
Ce n'était pas la première fois que je voyais cet endroit. Il avait plutôt bonne réputation chose étonnante.
Je me faufilais sur les toits vêtue de mon accoutrement. Une tenue dans les tons brun et mon éternel masque qui cachait le haut de mon visage.

-Le chef est pas content il espérait vraiment pouvoir faire marcher ses affaires en utilisant cet endroit.

-M'en parle pas j'ai cru qu'il allait me tuer quand je l'ai croisé. Parait qu'une bonne femme de ce bordel à refuser son offre.


Comme si c'était un crime de refuser. Bande d'imbéciles.
En attendant peut être qu'il y avait une personne intègre dans le coin. Ce serait bien pour mon problème. Les femmes avaient tendances à avoir les oreilles qui traînaient un peu partout. J'en étais le bon exemple après tout. Mais il fallait dire que les hommes étaient si sûr d'eux et nous prenaient de haut, que personne ne se doutait qu'on en savait parfois bien plus qu'ils ne le pensaient.
Si nous étions un peu plus intéresser par le pouvoir je suis sûr qu'on pourrait renverser l'ordre hiérarchique. Enfin bon, on était pas tant que ça a savoir se battre non plus. Quel dommage.
Personnellement, j'aimais bien les endroits gérer par des femmes. Au moins il n'y avait pas de discrimination et on était jugé équitablement entre nous.
Dans tous les cas pour le moment il fallait que je vois qui avait rembarré le chef de cette bande.
Je finis par trouver quelqu'un dans la cour arrière en train de nettoyer des baquets.
Apparemment elle n'était pas de bonne humeur. Je l'observais un moment constatant qu'elle n'avait pas l'apparence qu'on retrouve chez les « employés » habituelles de ce genre d'endroit. Elle semblait plutôt du genre à s'occuper de ce qu'il y avait à faire plutôt que de client.
Pourtant elle était jolie. Des cheveux couleurs feu magnifique. J'étais un peu jalouse. Ça me rappelait les renards que j'apercevais parfois dans les montagnes et que j'aimais tant regarder.
Sa gestuelle est une des choses qui me fait pensé que ce n'est pas une des filles qui se retrouve avec les clients.
On peut dire qu'elle est du genre assez inhabituelle, mais j'aime bien les gens comme ça. Ceux qui n'ont pas peur de faire ou de dire les choses. Si c'était bien elle dont avaient parler les deux nigauds un peu plus tôt, elle ne devait pas avoir sa langue dans sa poche quand elle avait un truc à dire.
Dans tous les cas, autant me lancer, je ne saurais pas à quoi m'en tenir avant de me lancer.

-C'est vous qui avez rembarré Noguchi ? Si c'est le cas, je suis impressionné.
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Kohaku Harada
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Élu - Guerrière/Ronin
MessageSujet: Re: Quand les femmes courent, la maison va de travers.   Mer 19 Juil - 13:53


S’il y avait bien une chose que Kohaku était, c’était une yakuza. Vous ne pourriez pas plus enlever cet état de son âme que vous ne pourriez apprendre à un cochon à parler. Si elle pouvait déguiser sa voix, ses manières, et donner l’illusion d’être un individu plus ou moins adapté mais asocial, elle n’en restait pas moins une jeune femme qui avait grandi dans la violence, le meurtre, le viol, les trafics de toutes sortes. Tout ça n’était jamais devenu normal pour elle. Cela avait été la normalité. Elle savait que beaucoup vivaient dans un « autre monde », mais elle ? Yakuza était presque une nationalité, tant ce monde était ancré en elle.

Or un yakuza n’était jamais au repos. Bon, ça c’était la théorie. Bien sûr qu’un mafieux japonais, ça dormait. Mais ça n’arrêtait pas de penser – quand, si ça pensait – comme un guerrier. Aussi, en voyant débarquer une parfaite inconnue dans sa cour, la première réaction de Ko’ ne fut pas de s’étonner de cette intrusion, ou de demander ce que il/elle venait faire. Non, son cerveau analysa immédiatement qu’une personne classique, normale, serait passée par l’entrée et serait sur les couloirs extérieurs. Donc son interlocutrice – à ce stade, son cerveau avait capté à la voix que c’était une femme – venait pour des raisons non-neutres. Entre non-neutres et négatives, il y avait un certain pas, mais Kohuka le fit. Elle sauta immédiatement à la conclusion qu’il y avait un danger. De toutes les façons, valait mieux prévenir que guérir. Dans le cas de Ko, c’était l’inversion : valait mieux guérir (d’un coup) que prévenir (qu’elle allait porter un coup), et valait mieux guérir que mourir.

L’Elue commença donc par envoyer le sceau vide à la tête de la personne – en tous les cas, l’objet fut lancé dans sa direction. Puis elle tourna sur elle-même pour porter un coup de jambe bas, en direction des guibolles de l’autre, pour le mettre à terre. La jeune femme était une pro de la box thaï, aussi n’utilisait-elle son sabre que pour faire joli, et se donner l’air intimidante. La lame ne servait à rien d’autre, si ce n’était d’être une menace pour sa propre propriétaire.
- « J’aime pas les invités non invités. » grogna-t-elle en réponse.  « Si tu veux me parler, tu passes par la porte, comme tout le monde. Sinon, t’es louche, et je ne veux pas de trucs louches chez moi. »
On ne pouvait pas dire, ça avait le mérite d’être clair.

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Sorana Shima
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Japonaise - Ninja
MessageSujet: Re: Quand les femmes courent, la maison va de travers.   Mer 19 Juil - 18:23

Je m'étais attendue à une réaction un peu violente, mais pas à ce qu'on m'envoie un sceau ou qu'on essaie de me faire tomber par un coup circulaire dans les jambes. Mais bon, je n’eus aucun mal à esquiver le premier et sautais en arrière pour éviter le coup de pied.
Oui ce devait vraiment être elle qui avait rembarrer l'autre type. Elle avait un caractère encore plus explosif que je pensais.
Je ne pus retenir un sourire fasse a ses paroles. Comment une personne comme elle pourrait passer par la porte d'entrée pour essayer de demander des infos si elle voulait garder son anonymat. Et de toute manière les ninjas n'étaient pas des gens normaux. On les voyait forcément comme des personnes louche et parfois dangereuses.
Moi qui pensais avoir fait une bonne entré c'était peut être un peu loupé.
Je levais les mains en signe de paix, montrant bien que je n'était pas là pour me battre.

-Avec mon accoutrement tu te doute bien que passer par la porte n'est pas vraiment possible. Je ne cherches pas la bagarre et je ne suis pas là pour en déclencher une. Disons que je suit un groupe d'individus qui ont fait une halte dans cet établissement et que je les ai entendu dire qu'une femme d'ici avait refusé leur offre.

Puisqu'elle avait employé le tutoiement, j'en faisais de même. Après tout autant y aller franchement, ça m'éviterait sûrement des ennuis.

-Généralement je n'approche pas les gens comme ça. Mais j'ai besoin d'informations et j'espérais que tu accepterais un échange.

Accepterait-elle ou au contraire refuserait-elle ? Elle semblait du genre intraitable et à ne pas revenir sur une décision alors j'espérais qu'elle accepterait et surtout qu'elle pourrait me renseigner sur ce Noguchi et ses petites affaires.
Je n'avais jamais chercher ou recruter d'informateur de moi même, j'utilisais généralement ceux que le clan s'était affilié depuis le temps ou bien j'échangeais des informations avec les autres Ninja d'Iga. Mais pour cette affaire, je n'avais encore trouver personne au courant du trafic qui se développait au port.
J'avais juste réussit à entendre parler de Noguchi et de son équipe, mais rien de plus. Alors trouver un arrivage au port, ce n'était pas gagné. Mais jusqu'à présent ce que j'avais vu et entendu laissait entendre que cet homme faisait partie de la chaine.
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Kohaku Harada
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Élu - Guerrière/Ronin
MessageSujet: Re: Quand les femmes courent, la maison va de travers.   Ven 28 Juil - 12:11


- « Mais bien sûr. » Koahu railla sans chercher à atténuer le ton de sa voix. La réaction de la fille en face d’elle, ses réflexes à éviter ses attaques, tout cela ne faisait que confirmer une première impression : danger. Pas forcément dirigé vers soi, mais danger en général. L’inconnue était capable de beaucoup de choses, et à ce titre, il fallait se méfier. « Un inconnu se présente chez moi, en se faufilant en traître par derrière, et la première chose que je vais faire, c’est de reluquer sa tenue. » Bon maintenant qu’elle en parlait, oui, c’était évident qu’elle était une … ninja. Il n’y avait pas d’autres mots. Et Ko’ frémit. Pour elle, les ninjas, c’était dans les contes de l’ancien temps. Si les samouraïs avaient survécu à travers les yakuzas (un héritage dont les premières pourraient ne pas s’enorgueillir), les ninjas eux étaient disparus à jamais si ce n’était dans l’imaginaire collectif. Alors, il y avait les bons et les méchants ninjas, de telle sorte qu’ils étaient l’équivalent des pirates occidentaux : un cas à part… et tout comme les pirates, les ninjas avaient été détruits. L’humanité aimait l’uniformité et l’harmonie. Alors les ninjas avaient disparu, et en 1864, ils faisaient déjà l’objet d’une fantaisie enrobée d’un romantisme ou d’un forçage de trait pas forcément bien placé.

- «  Tu aurais pu mettre un kimono et passer par la porte, comme tout le monde. » reprit-elle, bien décidée à ne pas se mettre à jouer la fan-girl. « Et pour ta gouverne, le fait que tu ne caches pas être un ninja est hautement stupide. Non seulement ça ne m’inspire pas plus confiance, mais en plus tu t’exposes à un risque inutile. » Tout en parlant, Ko’ avait tout de même relâché sa posture. Un peu. D’agressive, elle était en mode pause : prête à reprendre le combat en un instant.

- « Un échange de quelle manière ? » Elle n’était pas vénale, mais l’appât d’un gain avait un certain attrait.. sans oublié une certaine mission qu’un dieu borné lui avait filé. Si elle voulait tuer l’empereur, elle avait intérêt à s’y mettre. Cependant, elle ne pouvait pas prendre d’initiative comme ça, pas sans en parler à Taïga. C’était lui, le cerveau de l’opération, même s’il manquait du bon sens pratique, donc Ko’ était amplement pourvu.
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Sorana Shima
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MessageSujet: Re: Quand les femmes courent, la maison va de travers.   Ven 28 Juil - 16:54

Il me sembla voir une sorte d'étonnement dans son regard quand elle comprit ce que j'étais et je fus admirative de la manière dont elle réagit par la suite, comme si peut importe qui elle avait face à elle, elle agirait de la même manière.
Je ne pus retenir un sourire amusée. Cette fille avait une répartie et une logique étonnante.

-Comme tu le dis, je suis un ninja et je ne peux pas approcher certaines personnes sans prendre de précautions ou sans protéger mon identité, là ce serait m'exposer et me mettre en danger, ce qui serait stupide. Ce ne me dérange pas que tu n'ai pas confiance en moi, on ne se connaît pas, on a jamais fait affaire et la confiance dans ce pays est une chose plutôt rare.

Oui on ne pouvait pas vraiment faire confiance à qui que ce soit. Des amis pouvaient se révéler des ennemis s'il découvrait un secret qui pouvait leur rapporter quelque chose.
Ça ne m'était jamais arrivé car je veillais toujours à rester en dehors du système. J'étais juste la fille qui bossais à droite à gauche un peu naïve et pas très futé.
Ça m'allait très bien.
Mais j'avais déjà vue des gens être trahie pour de l'argent, de la soie, de l'opium.

-Dans tous les cas, si j'avais voulut te faire du mal, je ne prendrais pas la peine de discuter avec toi.

Pour une raison inconnue, je voulais qu'elle me croit. Qu'elle soit consciente que je n'étais pas une menace pour elle. Je n'avais pas d'ami, juste des camarades voir des compagnons, mais je n'étais attaché à personne depuis que mon maître était mort.
La seule personne à laquelle j'obéissais, c'était le chef. Parce que c'était comme ça et que j'aimais mon boulot, mais hormis le respect que je lui devais, je n'étais pas vraiment attaché à lui ou a qui que ce soit au village.
Dans tous les cas l'échange dont j'avais parler semblait l'intéresser.

-Je suis prête à te fournir ce que tu veux dans la mesure du possible. De l'argent, des informations. Si tu veux tuer quelqu'un je ne suis pas en mesure de le faire sans l'accord de mon chef et ce n'est pas mon domaine de prédilection autant de prévenir. Mais pour espionner quelqu'un ou obtenir des infos je suis plutôt doué. Je pourrais aussi t'avertir si j'apprends que quelqu'un en a après cet endroit. A toi de me dire ce que tu veux.

Je ne pouvais pas être plus franche et faire de meilleure proposition pour le moment. Déjà qu'espionner quelqu'un sans l'autorisation du chef était assez limite. Après, en dehors des missions, je pouvais faire ce que je voulais du moment que ça n'entravait pas celles des autres membres du clan.
Je savais que cet établissement avait plutôt une bonne réputation vue l'endroit où il se trouvait, certes les filles n'étaient pas des pures beautés, mais quand un endroit comme celui ci avait une clientèle plutôt régulière et que le bouche à oreille leur était plutôt bénéfique, cela amenait parfois de la rancune de la part des établissements plus réputé et plus chic.
Après tout quand un homme préférait aller dans un endroit comme celui là plutôt qu'une maison plus sophistiqué avec de pures beautés, ça restait un peu en travers de la gorge des gérantes.
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Kohaku Harada
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Élu - Guerrière/Ronin
MessageSujet: Re: Quand les femmes courent, la maison va de travers.   Lun 7 Aoû - 13:17


Kohaku cligna lentement les yeux, essayant de comprendre la logique dans les mots de l'inconnue. Il y avait quelque chose qui lui échappait. Si la ninja voulait préserver son identité, pourquoi se montrer à elle comme ça, dans sa tenue et en balançant à qui va qu'elle était une espionne et une assassine ? Ko' savait qu'elle n'était pas une lumière et que souvent, les stratégies subtiles lui passaient par dessus la tête. Cependant, elle avait un bon sens paysan, et elle ne voyait pas le bonus retiré d'une telle mise en situation. Cependant, elle haussa les épaules : c'était le problème de la ninja, pas le sien. Elle, elle n'avait rien à cacher, et désormais, elle avait une info à monnayer si nécessaire : l'existence d'une fille ninja, jeune. La rousse regarda son interlocutrice bien en face, gravant ses traits dans sa mémoire.

- « Je vois.... » fit-elle d'une voix songeuse en entendant la première partie de la proposition. C'était sûr que c'était tentant. « Et en échange de tout ça, tu veux quoi, exactement ? » Pas folle la guêpe. Kohaku se savait en position plus ou moins dominante : la ninja était venue la trouver, elle, parce que c'était elle qui avait besoin de Kohaku. Et pas l'inverse. Pour le moment. Cependant, des deals dans le monde des ombres, Ko' en avait suffisamment fait ou vu faire pour savoir que c'était comme un contrat avec un démon : il fallait bien définir l'ensemble du cadre, et lire les petites lignes. « Et puis, selon ce que tu vas me dire, je vais demander un délai de réflexion... ça ne s'improvise pas comme ça, un partenariat. »


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Sorana Shima
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MessageSujet: Re: Quand les femmes courent, la maison va de travers.   Sam 12 Aoû - 9:44

Une délai de réflexion, c'était normal, je ne voyais rien contre ça. Au contraire, dans sa position, j'aurais surement fait la même chose.
Pour ce que je voulais, ce n'étais rien de bien compliqué. D'après ce que j'avais comprit, cet endroit attirait l'intérêt des trafiquants, de par son emplacement et le passage qu'il y avait ici.

-Des infos sur les trafiquants d'opium du coin. Je sais que ton établissement n'en vend pas et personnellement je n'ai rien contre ça. Mais tu dois bien entendre pas mal d'infos circuler à ce sujet. Si tu le peux et sans te mettre en danger, je souhaiterais des infos comme des noms et des lieux.

De mon point de vue, c'était plutôt équitable, après tout, je ne demandais pas grand chose et je en plus je ne l'incitais pas à se mettre en danger. En contrepartie, j'étais prête à lui donner presque tout ce qu'elle pourrait demander.
C'était peu cher payer.
Après, ça dépendait de la femme en face de moi. C'était à elle de décidé si oui ou non elle voulait prendre un risque comme celui là.
Le plus dur était peut être de donner le change, je n'étais pas très à l'aise avec des négociations de ce genre. A chacun ses domaines de prédilections après tout. Mais je faisais tout de même de mon mieux pour que tout ça ai l'air naturel pour moi.
Je resserrais d'un geste précis mon masque afin de m'assurer qu'il ne risquait pas de glisser. Mes mains vinrent ensuite se poser sur mes hanches tandis que j'attendais patiemment le verdict de mon vis-à-vis.
Elle était en position de force. Dans un sens.
Et puis elle avait franchement du bol parce que j'étais la plus conciliante de mes petits camarades. D'autres auraient menacé cet endroit ou des proches afin qu'elle coopère, moi je préférais faire un échange de bon procédé. On était déjà assez détesté comme ça sans qu'en plus je me mette d'autre gens à dos.

-Si tu veux que je te laisse un délai de réflexion, je peux te laisser deux jours, mais guère plus.

J'espérais qu'elle accepterait et surtout qu'elle serait en mesure de m'apporter des renseignements utiles. De mon impression, elle semblait débrouillarde et surtout coriace.
Elle avait tenue tête à un trafiquant après tout, n'importe qui n'oserait pas faire la même chose.
Je me demandais si je ne prenais pas un risque inconsidéré, cette femme semblait très intelligente, peut être un peu trop pour mon propre bien. Mais d'un autre côté, je ne risquais pas grand chose.
Mes vêtements, ma coiffure et mon masque protégeaient mon identité. Ma voix elle, était toujours un peu plus grave quand j'étais en mission. L'effet du stress ou de l'adrénaline.
Personne jusqu'à présent n'avait découvert ma véritable identité et j'espérais que ça resterais ainsi jusqu'à ma mort, car sinon, je serais obligé de disparaître ou bien de tué la personne concerné. Je peux m’accommoder de tuer quelqu'un de pourrie jusqu’à l'os, mais pas quelqu'un qui n'a rien fait de mal dans sa vie.
Je retiens un soupir et scrute la rouquine face à moi, attendant qu'elle me donne sa réponse. Soit elle serait directe et me dirait illico ce qu'elle allait faire, soit elle prendrait le temps de réfléchir.
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Kohaku Harada
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Élu - Guerrière/Ronin
MessageSujet: Re: Quand les femmes courent, la maison va de travers.   Mer 16 Aoû - 22:08


- « Va pour deux jours. »
C'était plus que suffisant pour Kohaku. Contacter Taïga, se rencontrer pour évoquer les plus et les moins de cette inattendue proposition, oui, deux jours suffisaient amplement. Par contre, la suite se montrait un peu plus délicate.

Pourquoi la ninja voulait des infos sur les trafiquants de drogue du coin, cela échappait complètement à la rousse. Et son pragmatisme éclairé d'expérience professionnelle lui disait que c'était très bien comme ça. Moins elle en savait, mieux c'était. La compartimentation des infos, c'était presque un instinct chez tous les voyous. Cependant, dans l'histoire, c'était elle qui risquait gros, en première ligne. C'était elle qui allait enquêter de façon plus ou moins souple sur les passeurs d'opium, et si cela venait à se savoir, ça serait à être qu'on viendrait chercher des poux. Le risque était grand... autant que le gain.

Deux jours plus tard, donc, Kohaku se tenait dans la cour. Elle aurait peut-être dû préciser un autre endroit de rencontre. Ou alors, peut-être que la jeune femme se montrerait plus « normale » dans sa façon de procéder, et qu'elle entrerait par la porte. Ko' étant Ko', il ne lui venait pas à l'idée que Sorana pouvait agir ainsi pour protéger son visage.

Quelque soit la façon dont Sorana – encore inconnue – allait se manifester, l'Elue allait attaquer bille en tête :
- « Bon, dans la théorie, je suis d'accord pour récolter des info sur les trafics de drogue. Mais avant ça, j'ai besoin de savoir que tu es une alliée de valeur, et pas juste une vantarde. Je veux que tu fasses tes preuves. » Il fallait avouer que ça, c'était l'idée de Taïga. Il avait eu une retenue très prudente sur la teneur du contrat : uniquement sur la ninja se montrait digne de ses propres mots. « Pour faire court, il y a un mec. Kinoshita. Daiki de son petit prénom (1). Je veux savoir tout ce qu'il y a savoir sur lui. Ses secrets, ses points faibles, ce qu'on peut lui reprocher. » C'était lui, l'homme de Satsuma que Taïga avait choisi pour être la brebis galeuse, celui sur qui allait tomber la faute de l'assassinat de l'empereur. Pourquoi lui ? Aucune idée. Kohaku, fidèle à elle-même, n'avait pas demandé. Il s'avérait que monsieur était le produit entre un samouraï et une fille de bonne famille, dont le père était fonctionnaire impérial. Un élément qui renforçait la position pro-Empereur de la famille Shimazu. Or, si cet homme était accusé du crime déicide – car l'empereur était un dieu vivant, ou d'origine divine – cela mettrait réellement tout le clan dans une sacrée merde, jusqu'à douter que le mariage n'avait pas été arrangé spécifiquement pour permettre à Daiki de s'infiltrer dans le palais.

- « Une fois que j'aurais un rapport sur ce type, alors je me mettrais en quête de tes info, et elles seront de qualité, crois-moi. »
Voilà, le deal était posé sur la table.

(1) : Kinoshita est un PNJ inventé, et qui est en lien avec la quête portée par Ko et Taïga « assassiner l'empereur ». Si tu veux jouer la mission pour de vrai, n'hésite pas ^^

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Quand les femmes courent, la maison va de travers.
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