Forum RPG tiré de l'univers d'Hakuouki, Feodal Kyoto mêle Japon féodal et fantastique. Pour changer l'Histoire, les dieux envoient leurs élus de 2016 en 1863. Geisha, ninja, rônin du shinsengumi... Onis ou Humains... Réécrivez l'Histoire (NC -18)
 
Forum +18 H/Y/Y
Inspiré du jeu Hakuouki
Aucune connaissance du jeu ou du Japon n'est nécessaire

Partagez | 
 

 Quand les femmes courent, la maison va de travers.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Kohaku Harada
avatar
Messages : 94
avatar
Élu - Guerrière/Ronin
MessageSujet: Quand les femmes courent, la maison va de travers.   Lun 10 Juil - 10:17


Usagi.
L’antre de tous les plaisirs, et lieu de petite déperdition, si on devait en croire la publicité qui était faite de cette maison close de deuxième, voire troisième catégorie. A défaut d’être luxueux, Usagi était un lieu propre, et si les filles n’étaient pas de toute beauté, et même de toute jeunesse, au moins savait-on qu’elles n’allaient pas vous transmettre des bestioles ou pire. A vrai dire, s’il fallait vraiment qualifier Usagi, il faudrait accepter le titre de « bordel de famille ». Il y régnait une ambiance bonne enfant, entretenue par une clientèle faite de fidèles, qui venaient autant pour le saké, les petites brochettes et autres entremets culinaires, que pour le plaisir de discutailler de choses grasses sans être traités de pervers. Oh, il se passait bien des choses dans les alcôves et les chambres. Usagi n’avait rien d’un boudoir. Mais ce n’était pas un établissement lugubre où les passes s’enchaînaient dans l’intimité anonyme d’échanges surtout corporels et monétaires. Pas plus que ce n’était une institution connue pour la qualité de son service, son bon goût et le luxe de ses locaux. Usagi, là où il faisait bon s’encanailler.

C’était devenu la maison de Kohaku dans ce Japon poussiéreux dont elle n’avait connu que des bribes, à travers des leçons d’histoires très mal apprises, et des dramas télévisés de mauvaise qualité. Tout aussi dysfonctionnel que Usagi pouvait être, cela lui rappelait le Vice-Versa de 2016, cet autre bordel où elle avait grandi. L’Élue n’avait aucune honte de ce qu’elle était. Fille des quartiers pauvres, elle avait eu le choix entre le sexe ou la violence, et en embrassant la voie du yakuza, elle avait donc refusé d’être une fille de joie – pourtant, elle pratiquait l’art du strip-tease et du pole-dancing avec une expertise consumée. A vrai dire, si elle en avait été réduite à ça, elle l’aurait fait, sans que cela ne lui posât des questions métaphysiques. Mais c’était parce qu’elle avait toujours imaginé qu’elle aurait travaillé dans une maison close du style de Usagi ou du Vice.

C’était pourquoi la jeune rousse prenait un soin jaloux de ce second foyer. Parce que Usagi offrait protection et confort du familier, parce que c’était un endroit bien, où le bien était fait, et bien fait, elle n’admettrait pas que quoi que ce fût pût mettre en danger ce sanctuaire du bonheur. Elle prenait son rôle de « service de sécurité » très à cœur, et de ce fait, étendait son champ d’action au-delà même du fait de surveiller les clients durant les soirées. Elle patrouillait autour du bordel pour s’assurer qu’il n’y avait pas de voyeurs, et n’hésitait pas à repousser les offres des gangs de prendre « sous leur aile » l’établissement. Elle vivante, Usagi resterait un lieu neutre, loin des conflits politiques, externes comme internes. A ce titre, elle s’était déjà embrouillée avec des commerçants, et sa réputation commençait à se répandre, comme celle d’une femme guerrière qu’il ne fallait pas embêter. Si son sens de la diplomatie était aussi limité que sa patience et son vocabulaire, son sens de la justice était incontestable. Enfin, pour les parties défendues. Les parties accusées, elles, n’appréciaient guère de s’en faire raconter par une demoiselle haute en couleur. Le pire était sûrement qu’elle avait, jusqu’à présent, les moyens de sa politique. Elle n’était pas intimidée par les menaces de représailles et avait déjà envoyé au sol plusieurs gros bras.

Ce qui faisait fulminer Kohaku aujourd’hui était le cas du gang Noguchi, ou tel était le nom qu’elle avait donné au petit groupe, en se fondant sur le patronyme du chef. Ce qui avait été un assez gentillet trafic de plantes à fumer était devenu, depuis l’invasion des étrangers, un réseau pour la vente d’opium, importé depuis la Chine. Les étrangers étaient peut-être source de bienfaits, mais sur ce point, ils étaient coupables d’avoir introduit un vice, un mal, qui avait été circonscrit au continent jusqu’alors. Or, abrutir les populations locales par les toxines était un moyen sur de faire taire des constatations. Ils avaient introduits la varicelle chez les Natifs Amérindiens, et ici, la drogue dure.
Kohaku avait refusé net que Usagi proposât de l’opium à ses clients. Certes, c’était à la mode, et avec une consommation contrôlée, on pouvait offrir de la détente à ses chers et honorables visiteurs. Mais toute yakuza qu’elle était, c’était un monde dont elle refusait l’existence. Cette porte resterait close. Surtout qu’elle savait bien comment tout cela pouvait finir : de petit consommateur, Usagi pouvait devenir une plaque tournante, distribuant à autre que ses clients consommant sur place. Ou alors, « on » trouverait de bon ton de pouvoir entreposer dans la cave des colis. Or l’opium était interdit sur le territoire depuis 1846 par édit shogunal. Une des rares choses que le leader réel du pays avait eu les couilles de faire, selon l’opinion hautement déséclairé de Kohaku.

Bref, la jeune femme rageait en balayant la cour et en nettoyant les baquets qui allaient servir de bains aux filles de la maison. Aujourd’hui, comme tous les trois jours, c’était lavage à grande eau. Si les Japonais avaient de tous temps étaient très propres, Kohaku avait ramené de 2016 cette connaissance des maladies et de l’hygiène. Ainsi, elle avait décrété des mesures de soins personnels drastiques, et personne, pas même Mère, n’avait pu piper un mot. Cela ne la gênait pas d’avoir à puiser seau après seau d’eau, été comme hiver, si cela pouvait signifier des conditions de vie acceptables.
Alors qu’elle s’occupait de ces tâches, Kohaku ressassait son problème. Elle n’avait rien, si ce n’était ses poings et ses pieds – ce qui n’était pas rien, tout de même – pour s’opposer aux Noguchi. Ah, si seulement elle avait des informations pour les faire chanter. Là, elle pourrait agir beaucoup plus librement. La rousse se rendait compte que son clan de yakuza n’avait pu devenir aussi puissant qu’avec la force des secrets accumulés. Ça n’avait rien à voir avec la violence. Et ça, ça la contrariait plus qu’elle ne le pensait possible. Car si Ko’ était forte, elle n’avait rien d’une informatrice.

Si elle voulait survivre dans ce monde, elle aurait besoin d’un réseau, rapidement.
Il était temps de trouver de quoi offrir en échange…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sorana Shima
avatar
Messages : 35
avatar
Japonaise - Ninja
MessageSujet: Re: Quand les femmes courent, la maison va de travers.   Sam 15 Juil - 10:08

Cela faisait un moment maintenant que je restais sans rien faire, vivant sur mes économies et ce que me versait mon si gentil chef.
Même si ce n'était pas la grande richesse au moins j'avais de quoi vivre et donner un semblant de normalité. Je n'avais pas encore entendu parler de boulot normaux, juste des petites missions de ci de là qui ne remplissais pas ma bourse.
Heureusement le loyer de ma chambre n'était pas faramineux.
Pour le moment je devais essayer d'obtenir des infos sur les fournisseurs et revendeur d'opium qui essayait de faire commerce dans les parages.
C'était illégal, mais ce n'est pas comme si ça arrêtait ces gens là.
Bon nous, en tant que Ninjas, on se servait de ce genre de substance sur nos cibles. Ça pouvait provoquer des hallucinations doser avec autre choses. C'était bien pratique, mais on n'en consommait pas.
J'avais entendu des rumeurs d'un arrivage sur le port, mais malheureusement j'ignorais quel bateaux étaient concerné. Il n'y avait pas à dire ces temps ci ça craignait d'obtenir des infos.
J'avais suivit un petit groupe que j'avais repéré jusqu'à Shimabara en espérant découvrir quelque chose, mais apparemment la maison close où ils s'étaient arrêté les avaient vite renvoyé.
Étonnant.
C'était plutôt rare que ce genre d'établissement reste intègre. Surtout que l'opium était une mode aussi bien qu'un sacré marché.
Ce n'était pas la première fois que je voyais cet endroit. Il avait plutôt bonne réputation chose étonnante.
Je me faufilais sur les toits vêtue de mon accoutrement. Une tenue dans les tons brun et mon éternel masque qui cachait le haut de mon visage.

-Le chef est pas content il espérait vraiment pouvoir faire marcher ses affaires en utilisant cet endroit.

-M'en parle pas j'ai cru qu'il allait me tuer quand je l'ai croisé. Parait qu'une bonne femme de ce bordel à refuser son offre.


Comme si c'était un crime de refuser. Bande d'imbéciles.
En attendant peut être qu'il y avait une personne intègre dans le coin. Ce serait bien pour mon problème. Les femmes avaient tendances à avoir les oreilles qui traînaient un peu partout. J'en étais le bon exemple après tout. Mais il fallait dire que les hommes étaient si sûr d'eux et nous prenaient de haut, que personne ne se doutait qu'on en savait parfois bien plus qu'ils ne le pensaient.
Si nous étions un peu plus intéresser par le pouvoir je suis sûr qu'on pourrait renverser l'ordre hiérarchique. Enfin bon, on était pas tant que ça a savoir se battre non plus. Quel dommage.
Personnellement, j'aimais bien les endroits gérer par des femmes. Au moins il n'y avait pas de discrimination et on était jugé équitablement entre nous.
Dans tous les cas pour le moment il fallait que je vois qui avait rembarré le chef de cette bande.
Je finis par trouver quelqu'un dans la cour arrière en train de nettoyer des baquets.
Apparemment elle n'était pas de bonne humeur. Je l'observais un moment constatant qu'elle n'avait pas l'apparence qu'on retrouve chez les « employés » habituelles de ce genre d'endroit. Elle semblait plutôt du genre à s'occuper de ce qu'il y avait à faire plutôt que de client.
Pourtant elle était jolie. Des cheveux couleurs feu magnifique. J'étais un peu jalouse. Ça me rappelait les renards que j'apercevais parfois dans les montagnes et que j'aimais tant regarder.
Sa gestuelle est une des choses qui me fait pensé que ce n'est pas une des filles qui se retrouve avec les clients.
On peut dire qu'elle est du genre assez inhabituelle, mais j'aime bien les gens comme ça. Ceux qui n'ont pas peur de faire ou de dire les choses. Si c'était bien elle dont avaient parler les deux nigauds un peu plus tôt, elle ne devait pas avoir sa langue dans sa poche quand elle avait un truc à dire.
Dans tous les cas, autant me lancer, je ne saurais pas à quoi m'en tenir avant de me lancer.

-C'est vous qui avez rembarré Noguchi ? Si c'est le cas, je suis impressionné.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kohaku Harada
avatar
Messages : 94
avatar
Élu - Guerrière/Ronin
MessageSujet: Re: Quand les femmes courent, la maison va de travers.   Mer 19 Juil - 13:53


S’il y avait bien une chose que Kohaku était, c’était une yakuza. Vous ne pourriez pas plus enlever cet état de son âme que vous ne pourriez apprendre à un cochon à parler. Si elle pouvait déguiser sa voix, ses manières, et donner l’illusion d’être un individu plus ou moins adapté mais asocial, elle n’en restait pas moins une jeune femme qui avait grandi dans la violence, le meurtre, le viol, les trafics de toutes sortes. Tout ça n’était jamais devenu normal pour elle. Cela avait été la normalité. Elle savait que beaucoup vivaient dans un « autre monde », mais elle ? Yakuza était presque une nationalité, tant ce monde était ancré en elle.

Or un yakuza n’était jamais au repos. Bon, ça c’était la théorie. Bien sûr qu’un mafieux japonais, ça dormait. Mais ça n’arrêtait pas de penser – quand, si ça pensait – comme un guerrier. Aussi, en voyant débarquer une parfaite inconnue dans sa cour, la première réaction de Ko’ ne fut pas de s’étonner de cette intrusion, ou de demander ce que il/elle venait faire. Non, son cerveau analysa immédiatement qu’une personne classique, normale, serait passée par l’entrée et serait sur les couloirs extérieurs. Donc son interlocutrice – à ce stade, son cerveau avait capté à la voix que c’était une femme – venait pour des raisons non-neutres. Entre non-neutres et négatives, il y avait un certain pas, mais Kohuka le fit. Elle sauta immédiatement à la conclusion qu’il y avait un danger. De toutes les façons, valait mieux prévenir que guérir. Dans le cas de Ko, c’était l’inversion : valait mieux guérir (d’un coup) que prévenir (qu’elle allait porter un coup), et valait mieux guérir que mourir.

L’Elue commença donc par envoyer le sceau vide à la tête de la personne – en tous les cas, l’objet fut lancé dans sa direction. Puis elle tourna sur elle-même pour porter un coup de jambe bas, en direction des guibolles de l’autre, pour le mettre à terre. La jeune femme était une pro de la box thaï, aussi n’utilisait-elle son sabre que pour faire joli, et se donner l’air intimidante. La lame ne servait à rien d’autre, si ce n’était d’être une menace pour sa propre propriétaire.
- « J’aime pas les invités non invités. » grogna-t-elle en réponse.  « Si tu veux me parler, tu passes par la porte, comme tout le monde. Sinon, t’es louche, et je ne veux pas de trucs louches chez moi. »
On ne pouvait pas dire, ça avait le mérite d’être clair.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sorana Shima
avatar
Messages : 35
avatar
Japonaise - Ninja
MessageSujet: Re: Quand les femmes courent, la maison va de travers.   Mer 19 Juil - 18:23

Je m'étais attendue à une réaction un peu violente, mais pas à ce qu'on m'envoie un sceau ou qu'on essaie de me faire tomber par un coup circulaire dans les jambes. Mais bon, je n’eus aucun mal à esquiver le premier et sautais en arrière pour éviter le coup de pied.
Oui ce devait vraiment être elle qui avait rembarrer l'autre type. Elle avait un caractère encore plus explosif que je pensais.
Je ne pus retenir un sourire fasse a ses paroles. Comment une personne comme elle pourrait passer par la porte d'entrée pour essayer de demander des infos si elle voulait garder son anonymat. Et de toute manière les ninjas n'étaient pas des gens normaux. On les voyait forcément comme des personnes louche et parfois dangereuses.
Moi qui pensais avoir fait une bonne entré c'était peut être un peu loupé.
Je levais les mains en signe de paix, montrant bien que je n'était pas là pour me battre.

-Avec mon accoutrement tu te doute bien que passer par la porte n'est pas vraiment possible. Je ne cherches pas la bagarre et je ne suis pas là pour en déclencher une. Disons que je suit un groupe d'individus qui ont fait une halte dans cet établissement et que je les ai entendu dire qu'une femme d'ici avait refusé leur offre.

Puisqu'elle avait employé le tutoiement, j'en faisais de même. Après tout autant y aller franchement, ça m'éviterait sûrement des ennuis.

-Généralement je n'approche pas les gens comme ça. Mais j'ai besoin d'informations et j'espérais que tu accepterais un échange.

Accepterait-elle ou au contraire refuserait-elle ? Elle semblait du genre intraitable et à ne pas revenir sur une décision alors j'espérais qu'elle accepterait et surtout qu'elle pourrait me renseigner sur ce Noguchi et ses petites affaires.
Je n'avais jamais chercher ou recruter d'informateur de moi même, j'utilisais généralement ceux que le clan s'était affilié depuis le temps ou bien j'échangeais des informations avec les autres Ninja d'Iga. Mais pour cette affaire, je n'avais encore trouver personne au courant du trafic qui se développait au port.
J'avais juste réussit à entendre parler de Noguchi et de son équipe, mais rien de plus. Alors trouver un arrivage au port, ce n'était pas gagné. Mais jusqu'à présent ce que j'avais vu et entendu laissait entendre que cet homme faisait partie de la chaine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Quand les femmes courent, la maison va de travers.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Feodal Kyoto :: Kyoto :: Shimabara :: Maisons Closes :: Maison close "Usagi"-
Sauter vers: