Forum RPG tiré de l'univers d'Hakuouki, Feodal Kyoto mêle Japon féodal et fantastique. Pour changer l'Histoire, les dieux envoient leurs élus de 2016 en 1863. Geisha, ninja, rônin du shinsengumi... Onis ou Humains... Réécrivez l'Histoire (NC -18)
 
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 Les guerriers au japon : samouraï, ronins, ninja & femmes guerrières

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Bishamonten
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MessageSujet: Les guerriers au japon : samouraï, ronins, ninja & femmes guerrières   Lun 27 Nov - 17:30


les guerriers au Japon


L'histoire du Japon féodal a été marquée par des successions de guerre entre clans et domaines, jusqu'à l'unification du pays en 1600, suite aux actions successives de Nobunaga ODA, Hideyoshi TOYOTOMI et Ieyasu TOKUGAWA.
A partir de l'établissement du shogunat Tokugawa, le Japon entre dans une ère de pays relative, car les guerres intestines ont été interdites, et les guerres extérieures empêchées par la fermeture des frontières en 1680. Ainsi le pays a connu une profonde mutation en terme de classe sociale, impactant notamment les guerriers, les fameux samouraïs, qui se sont transformés petit à petit en fonctionnaires, ou en mercenaires, les tout aussi fameux rônins.

A l'origine de tous : les bushis

Pour comprendre ce que sont les samouraïs, il faut remonter un peu en arrière.

Jusqu'en 1185, l'empereur règne sur le Japon. Les nobles sont alors protégés par les bushis, cavaliers en armure dont l'arme principale est l'arc japonais (le yumi). C'est cette proximité avec la noblesse qui est à l'origine de leur côté « noble », alors que techniquement, les bushis n'appartiennent pas la noblesse.

En 1156, les trois principaux clans guerriers (les Fujiwara, les Taïra et les Minamoto) s'affrontent lors de la rébellion de Hôgen pour succéder au pouvoir à la noblesse impériale, qui se voit contrainte de se retirer en province. En 1185, Minamoto no Yoritomo établit la suprématie de la caste guerrière et met en place le shogunat de Kamakura. L’empereur est alors relégué à un rôle de second plan.
Ainsi une scission s'opère entre la noblesse à part entière, la très raffinée aristocratie impériale (kuge), et la classe des bushi (mi-guerrière, mi-noble et surtout moins raffinée).

Les samouraïs et leurs liens avec les daimyos

Les shoguns Tokugawa créent une hiérarchie sociale à quatre échelons mise en place rapidement après leur prise de pouvoir :

  • la noblesse guerrière, regroupée au sein du buke (la noblesse militaire attachée au bakufu)
  • les paysans
  • les artisans
  • et les commerçants


Les bushis les plus riches sont nommés daimyôs. Ils sont entourés d'une troupe de guerriers serviteurs reconnaissables au fait qu'ils portent deux sabres (daisho). Ces guerriers serviteurs accompagnaient les daimyôs lors des résidences alternées obligatoires à la cour du shogun.
Le mot « samouraï » provient du verbe sabouraü qui signifie « servir » ou « rester à côté de », lorsqu'il s'agit d'une personne importante. Le substantif du verbe sabouraü est sabouraï qui est devenu « samouraï » vers le XVIe siècle. Depuis cette époque, le terme « samouraï » est utilisé pour nommer les différents types de guerriers appliquant le code bushido. Le bushi se distingue donc du samouraï par le fait que le samouraï a un lien de subordination plus marqué envers celui qu'il protège. Le samouraï appartient à une classe supérieure de guerriers, en tant que garde de la cour impériale et de la haute noblesse.

On distingue deux sortes de samouraïs :

  • Les hatamoto sont des samouraïs qui ont comme maître le shogun. Ce sont de fidèles serviteurs du bakufu.
  • Les samouraïs des daimyôs : se doivent donc d'obéir d'abord à leur seigneur, parfois avant le shogun. C'est cette faiblesse de pouvoir du shogun qui provoquera, en partie, sa perte.


Naître, vivre et mourir en samouraï

Il est important de noter qu'il est extrêmement rare de devenir samouraï : on naît samouraï, ou on n'est pas samouraï. Les rares, très rares, qui arrivent dans cette classe sont généralement très mal considérés par leurs homologues, et ce pendant quelques générations, jusqu'à ce que les choses se tassent.

Un élément qui prête aux samouraïs une noblesse tient dans leur code de conduite, la noblesse d'âme, l'attachement à son honneur. Le code sévère que tout samouraï doit suivre à la lettre, le bushidô, insiste fortement sur ce point. Dès son plus jeune âge le garçon reçoit une éducation sévère. Il doit apprendre à garder le contrôle de soi donc à étouffer ses sentiments envers les autres, y compris sa propre famille : seuls compte le bushidô et la loyauté à son seigneur. En plus de son éducation guerrière poussée (arc, sabre, lutte, équitation), un samouraï reçoit un très solide bagage d'érudit: il sait lire, écrire, calligraphier et a des connaissances poussée en philosophie, religion et lettres. On part des samouraïs comme des hommes d'épée et de pinceau.
Devenu « homme », vers l'âge de 14-15 ans, un samouraï prête serment à son seigneur. En échange, il reçoit des terres, de la nourriture et des serviteurs. Il deviendra garde du corps de son seigneur, messager, homme de confiance.

Cependant, l’esprit du bushidô développe un certain goût pour la mortification, et aboutit à des conduites d’échec volontaires. Certains guerriers en désaccord avec leur suzerain ou ayant estimé avoir commis une faute renoncent d’eux-mêmes à leurs liens de vassalité et se font rônin. Si leur seigneur devait mourir, ou tomber en déchéance, ils l'accompagnent dans la mort dite « suicide honorable », le fameux seppuku. Si un samouraï estime avoir manqué à son code de conduite, il doit, techniquement, se faire seppuku.

Les samouraïs en 1863

Avec la pacification du Japon en 1600, les daimyôs n'ont plus vraiment besoin de samouraïs, d'autant plus que les premiers shoguns se méfient, à juste titre, de ces armées privées. Aussi ces derniers prennent des mesures pour limiter le nombre de samouraïs. Déjà en 1586, Toyotomi avait codifié la classe des samouraïs comme étant permanente et héréditaire, et avait interdit le port d'armes aux non-samouraïs. Ainsi il mit fin à une sorte de mobilité sociale par les armes.
Puis, le troisième shogun Tokugawa (Iemitsu) confisque des terres aux daimyôs (réduisant ainsi le nombre de terres que les seigneurs peuvent accorder aux samouraïs et donc, le nombre même desdits samouraïs) et durcit la loi régissant la classe des samouraïs :

  • un samouraï ne peut pas exercer d'autres activités que l'art du combat auprès de son seigneur
  • un samouraï doit se marier avec une femme de la classe des samouraïs (fille de)
  • un samouraï ne peut changer de seigneur qu'avec l'accord de son actuel seigneur.


Ainsi, à la fin du shogunat Tokugawa, le nombre de samouraïs a fortement diminué (voir la sous-section rônins). Ceux qui sont encore samouraïs sont plus des bureaucrates que des guerriers. Ils portent toujours le daisho (le duo d'épées longue et courte), devenu symbole de leur classe. Techniquement, ils ont toujours le droit de tuer les civils qui leur manquent de respect, mais la montée des marchands et des paysans, et la chute des bushis font que ce geste est mal vu. Serizawa, l'un des fondateurs du Shinsengumi, l'a appris à ses dépends.

Les rônins

On devient rônin de quatre manières différentes :

  • par naissance, en étant le fils d'un rônin
  • par défaite et abolition d'un clan, à la perte des terres du seigneur
  • par « licenciement » du seigneur ; la loi interdisant à un daimyô d'engager un samouraï qui a été remercié, la perte de son premier « travail » est donc une condamnation définitive
  • par décision du samouraï de quitter le service de son seigneur, avec ou sans l'accord de ce dernier.


La politique sévère du shogunat à l'encontre des daimyôs fait que plus de 220 familles seigneuriales sont anéanties ou considérablement diminuées au cours du début du 17° siècle :

  • certaines se sont en effet ouvertement opposées à Ieyasu Tokugawa,
  • d’autres ont refusé d’obéir aux nouvelles réglementations mises en place par le régime, auquel cas le daimyô a pu voir ses terres confisquées par le shogun, et déplacé sur un domaine plus étroit.

Quel que soit le cas de figure, la réduction du nombre des familles seigneuriales capables d’entretenir l’ensemble de leurs vassaux était suffisamment importante pour qu'environ 50 000 rônins soient recensés à l’époque. Il faut ajouter également comme cause du développement numérique de ces rônins les interdictions du christianisme : en effet, un nombre non négligeable de guerriers qui s’étaient convertis au christianisme et avaient abjuré se retrouvent soudain sans suzerain.

Un samouraï quittant sa classe est confronté à un défi : se réinsérer dans la société et ses 4 couches sociales. Bien qu'un rônin puisse renoncer à son statut de guerrier, de bushi, pour devenir un paysan, un artisan ou un marchand (s'il en avait les possibilités), beaucoup de samouraïs restent attachés à leur code de l'honneur selon lequel ils ne peuvent pas changer de métier.
Aussi ceux-là décident de vivre de leur lame, en devenant des mercenaires, des épées à louer. Il s'agit la plupart du temps de contrats d'escortes de caravanes, ou de garde du corps. Mais certains peuvent de l'autre côté de la frontière et deviennent des voleurs, ou rejoignent les organisations criminelles. Guerriers à louer, ils se retrouvent mêlés aux histoires de contre-bande, de maisons-closes, de paris illégaux. Ces rônins là contribuent largement à donner à l'ensemble du groupe une très mauvaise image de disgrâce associée à une vie de racailles, harceleurs, bandits et vagabonds.

Ceux qui ne peuvent pas directement vivre comme guerrier sont contraints d’exercer des activités diverses pour assurer leurs moyens d’existence à eux et à leur famille : ainsi nombreux sont ceux qui deviennent maîtres d’armes, qui enseignent les principes de la stratégie, qui deviennent lettrés spécialisés dans les études confucéennes. Hommes de lettres, médecins, maîtres d’école, ils transmettent leur savoir à leurs enfants créant ainsi des familles au savoir spécialisé. Il est à remarquer que beaucoup d’intellectuels célèbres de cette époque sont issus du milieu des rônins : les philosophes Yamaga Sokô et Ogyû Sorai, le conseiller néo-confucianiste Arai Hakuseki, les poètes Nishiyama Sôin et Bashô, le dramaturge Chikamatsu Monzaemon, etc.

La période du Bakamatsu (la fin du bafuku 1820-1868) est une période propice aux rônins, qui trouvent des positions dans les troupes des impérialistes loyaux (et anti-bafuku par là-même), ou dans des troupes affiliées au shogun, comme le Shinsengumi. Certains samouraïs quittent leur seigneur pour rejoindre l'un ou l'autre des camps.

Les ninjas

L'histoire réelle des ninjas est encore un mystère, mais la plupart des historiens s'accordent sur le fait que l'origine des ninjas remonte aux clans Iga et Koga. Mélange de yamabushi (ascètes montagnards et des guerriers) et de civils/paysans, les deux clans ont inventé et transmis un style de combat bien à eux. N'étant pas des bushis de naissance, ils ne sont pas liés au Bushido. De telle sorte que les ninjas sont devenus des spécialistes de la guerre non conventionnelle, sans se soucier des questions « d'honneur ». Ils n'ont pas à se spécialiser dans les « belles armes » que sont le sabre, la lance et l'arc ; au contraire, ils utilisent « tout ce qu'ils ont sous la main ». A ce titre, leur force principale est la discrétion, face au samouraï qui préfère le face à face. C'est pour cela que les ninjas ont rapidement été qualifiés d'espions, utilisant les techniques de déguisement et de guerre psychologique. Un ninja n'hésite pas à utiliser de moyens détournés, de « coups bas » pour gagner. En effet, un ninja évite l'affrontement direct où il se sait désavantagé face à un véritable guerrier, donc la priorité est donnée à la prudence, l'anonymat et les coups indirects.

Historiquement parlant, les ninjas ont plus ou moins disparus après la soumission de la province d'Iga (une des provinces ninja) par les troupes de Nobunaga Oda entre 1579 et 1581. En effet, Oda était régent du Japon impérial, et l'indépendance de la province était un affront à sa dignité ainsi qu'un obstacle sur sa route d'unification.

Sur FK, les choses sont bien différentes. Les ninjas ont survécu, toujours en petits nombres, et sont toujours les espions les plus efficaces du monde guerrier.
Les rumeurs veulent que les premiers ninjas ont reçu un enseignement des Yôkais des montagnes, avec lesquels ils avaient passé des pactes de non-agressions : les Tengus, les Tsuchigumos et les Satoris en particulier. Mais ceci ne sont que des rumeurs, des légendes... En tous les cas, de nos jours en 1863, les clans ninjas ne se vantent pas d'avoir des liens avec des Yôkais.(note : cette information est purement fictive et n'est là que pour compléter le contexte propre à Feodal Kyoto).

Les femmes guerrières

Pendant longtemps, les femmes de samouraïs ont été associées à leur mari, comme bras droit. À l'apogée de la classe des bushis, il y était attendu qu'une fille de samouraï connaisse les armes : généralement la naginata (lance avec une lame au bout) et l'arc.
Mais si on retrouve des femmes dans les combats, c'est principalement dans un rôle défensif : sur les remparts, ou à diriger le domaine en l'absence des samouraïs. A l'exception de quelques exemples précis d'une femme ici et là, il n'y a aucune archive prouvant le recrutement en masse de femmes dans l'armée, ou l'ordre donné aux femmes de se battre. On ne trouve aucune trace d'armée, bataillon, formation de femmes.
Ainsi le rôle d'une femme s'est exercé dans l'ombre : dans les couloirs des palais, les chambres d'audience et les quartiers de vie, les décisions, les alliances et les intrigues allaient bon train. Comme mère, épouse et/ou fille de guerriers, les femmes avaient une influence considérable sur les processus politique. Elles devaient parfois endosser un rôle moins glorieux, comme négociatrices, otages ou alliances-par-mariage.

Du fait de l'influence de la philosophie néo-confucéenne et du marché du mariage durant l'époque d'Edo (1600–1868) pour raisons politiques (puisqu'il n'y avait plus de guerre), le statut de la femme diminue significativement.
Puisque le Japon était en paix, les samouraïs deviennent des bureaucrates. Les femmes, en particuliers les filles de la haute société, ne sont plus que des pions dans les rêves de succès et de puissance des hommes. Les règles du Bushido (dévouement au seigneur et l'abnégation) font que les femmes se retrouvent limitées par un devoir d'obéissance silencieuse, passive et civile.
Les femmes perdent la liberté de circuler seules et librement : devant toujours voyager avec une escorte d'un homme « de confiance », elles doivent demander des autorisations et passer de multiples points de contrôle.

A la fin de 18ème siècle, la relation entre les époux ressemble à celle entre un seigneur et un vassal : la fonction de la femme se limite qu'à apporter de l'aide à son mari, et à produire des enfants. Pire encore, son comportement est directement lié à l'honneur du samouraï. Toute erreur qu'elle commet est mise sur le compte d'un mari, ou d'un père (ou du chef de famille) qui n'a pas su éduquer convenablement cette personne de sexe féminin. Pourtant, et très hypocritement, on attend d'elle qu'elle se montre noble face à la mort lorsqu'il s'agit de défendre l'honneur de leur chef de clan. La soutien d'une femme pour l'amour de son mari est un thème récurrent et bien vu dans la culture japonaise. De nombreuses épouses et filles accompagnent leur mari/père dans son seppuku, à travers le junshi (le suicide traditionnel des vassaux japonais après la mort de leur seigneur).

Cependant, une femme née dans la classe des samouraïs a généralement une bonne éducation, est lettrée et peut trouver un moyen d’émancipation à travers les arts, ou dans la religion bouddhiste comme nonnes.
Il faut noter que les femmes/filles de paysans et de marchands ont beaucoup plus de libertés et peuvent devenir chef de famille, bien que le rôle passe généralement à un oncle ou un homme de la génération précédente. Les femmes ninjas, elles, n'ont jamais perdu leur statut de combattantes.

Afin de permettre une meilleure jouabilité sur Fedoal Kyoto, le staff a décidé de se soustraire à la réalité historique!!
Ainsi, sur le monde de Feodal, une femme peut devenir et être une guerrière professionnelle. Cependant, cela n'est pas bien vu du tout par la société, et une telle femme devra constamment faire face aux moqueries et doutes des autres. Une femme guerrière sera moins bien considérée et surtout, payée. Embauchée pour des tâches moins nobles, ou pour des missions en contact uniquement avec des femmes, une guerrière sera plus souvent frustrée qu'épanouie.
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